RDC : au stade Tata Raphaël, le « Dialogue spirituel pour la Nation » s’achève sur un appel à la paix et à l’écoute

Kinshasa, 3 octobre 2026 — Le stade Tata Raphaël de Kinshasa a accueilli, ce samedi, une importante cérémonie de prière consacrée à la paix, à l’unité et à l’avenir de la République démocratique du Congo. Cette rencontre marquait la clôture du « Dialogue spirituel pour la Nation », une initiative portée par la plateforme des confessions religieuses et organisée autour du thème : « Une prière durable est nécessaire ».

Dans une enceinte réunissant plusieurs milliers de participants, responsables religieux, parlementaires et représentants des institutions se sont retrouvés pour une journée placée sous le signe de la communion et de l’intercession en faveur de la paix en RDC. Des représentants de l’Église du Christ au Congo (ECC) et de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) ont notamment pris part à la cérémonie.

Au cœur de cette rencontre, l’archevêque Évariste Ejiba Yamapia, président de la Plateforme des confessions religieuses de la RDC et représentant légal de l’Église de Réveil du Congo (ERC), a livré un message essentiellement tourné vers l’apaisement du climat national.

Un appel à privilégier l’écoute

Prenant la parole devant les participants, Évariste Ejiba Yamapia a appelé les différents acteurs de la vie nationale à privilégier l’écoute, le respect mutuel et la recherche de la paix dans les échanges politiques.

Le responsable religieux s’est également prononcé en faveur d’un Dialogue national susceptible, selon lui, de permettre aux différentes composantes de la société congolaise de se retrouver autour d’une même table afin de rechercher des réponses aux crises qui affectent le pays.

Il a par ailleurs salué l’initiative portée par le président Félix Tshisekedi, présentant la démarche spirituelle comme un accompagnement de la recherche d’une solution nationale. « Notre démarche s’inscrit dans l’optique de soutenir la vision du chef de l’État », a-t-il notamment déclaré, appelant à mettre fin aux violences qui ont causé la mort de nombreux Congolais.

Pour l’archevêque, la prière doit ainsi accompagner les efforts politiques et sociaux visant à restaurer la paix et à créer les conditions nécessaires au développement du pays.

26 jours de prière pour les 26 provinces

La cérémonie de Tata Raphaël constituait l’aboutissement d’une mobilisation spirituelle entamée au début du mois de septembre. Le programme avait prévu 26 jours de prière consacrés aux 26 provinces de la RDC, avec plusieurs pôles d’intercession organisés à Kinshasa.

Les organisateurs avaient présenté cette initiative comme un moyen d’accompagner spirituellement le processus de dialogue national et de placer la paix, la cohésion nationale et la stabilité du pays au centre des prières.

Au stade Tata Raphaël, les différentes séquences de la cérémonie ont alterné moments de louange, prédication et intercession. Le prédicateur ghanéen Duncan Williams figurait également parmi les intervenants de cette journée, avant une prière collective consacrée notamment à la paix et à la cohésion de la République démocratique du Congo.

La dimension politique en toile de fond

Au-delà de son caractère religieux, cette clôture intervient dans un contexte national marqué par les débats autour du Dialogue national, convoqué par le chef de l’État autour des enjeux de paix, de cohésion et de refondation de l’État.

La démarche des confessions religieuses intervient donc à la jonction entre la prière et les préoccupations politiques du moment. Les responsables religieux mettent en avant leur volonté d’accompagner spirituellement le processus, tout en appelant les protagonistes à créer les conditions d’un dialogue apaisé.

À Tata Raphaël, le message porté par Évariste Ejiba Yamapia a ainsi insisté moins sur les divergences que sur la nécessité de maintenir ouverts les espaces d’échange entre Congolais.

Dans un pays confronté depuis plusieurs années à des crises sécuritaires, politiques et sociales, les organisateurs veulent faire de la prière un instrument supplémentaire en faveur de la paix et de l’unité nationale.

La clôture du « Dialogue spirituel pour la Nation » aura donc été marquée par un message central : prier pour la RDC, mais aussi encourager ses acteurs à se parler, à s’écouter et à rechercher des solutions dans un climat de respect mutuel.

REDACTION

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