Haut-Katanga : dix morts dans un éboulement minier à Kambove, les autorités appellent à renforcer la sécurité des creuseurs

Un éboulement survenu dimanche 4 octobre dans une carrière minière de Miringi, dans le territoire de Kambove, a fait dix morts et un blessé, selon le bilan officiel communiqué par les autorités locales. Le drame remet une nouvelle fois en lumière les conditions de sécurité précaires dans plusieurs sites d’exploitation minière artisanale du Haut-Katanga.

Le secteur minier artisanal du Haut-Katanga est à nouveau endeuillé. Dix personnes ont perdu la vie dans un éboulement survenu le dimanche 4 octobre 2026 dans la carrière de Miringi, connue sous l’appellation de site « Terre Savon », dans le territoire de Kambove, à proximité de Likasi.

Selon les autorités administratives locales, un autre creuseur a été blessé lors de l’accident. Les opérations et les circonstances exactes ayant conduit à l’effondrement doivent encore être documentées.

Un bilan officiel loin des chiffres qui circulaient

Dans les heures qui ont suivi le drame, plusieurs informations faisant état d’une quarantaine de victimes ont circulé dans la région. Des chiffres que l’administrateur du territoire de Kambove, Francis Kalongo, a formellement démentis.

L’autorité territoriale a retenu, à ce stade, un bilan de dix décès et un blessé, appelant à la prudence face aux informations non vérifiées.

Cette mise au point intervient alors que les accidents dans les exploitations artisanales restent particulièrement difficiles à documenter dans certaines zones minières, où les conditions d’exploitation, l’accès aux sites et l’encadrement des creuseurs peuvent compliquer les opérations de secours et l’établissement rapide d’un bilan définitif.

La sécurité des creuseurs une nouvelle fois au cœur des préoccupations

Au-delà du bilan humain, l’éboulement de Miringi relance le débat sur la sécurité dans les sites d’exploitation artisanale.

Les creuseurs travaillent souvent dans des environnements présentant des risques importants : instabilité des parois, absence ou insuffisance d’études géotechniques, méthodes d’extraction rudimentaires et encadrement technique parfois limité.

Face à cette situation, Francis Kalongo a appelé le Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE) ainsi que les coopératives minières à renforcer le suivi technique des sites.

L’objectif est notamment de prévenir les effondrements et d’éviter que de nouveaux travailleurs ne soient exposés à des conditions susceptibles de mettre leur vie en danger.

Un secteur essentiel, mais encore confronté à de nombreux défis

Dans le Haut-Katanga, l’exploitation minière artisanale constitue une importante source de revenus pour de nombreuses familles. Elle fait vivre directement ou indirectement une partie importante de la population dans plusieurs zones minières.

Mais cette activité demeure confrontée à des défis persistants en matière de sécurité, d’organisation et de contrôle des sites.

Le drame de Miringi rappelle ainsi le paradoxe auquel reste confronté le secteur : une activité économique indispensable pour de nombreuses communautés, mais qui peut se transformer en piège mortel lorsque les normes de sécurité ne sont pas suffisamment respectées.

Pour les autorités et les structures chargées de l’encadrement du secteur, l’enjeu consiste désormais à tirer les leçons de cet accident et à renforcer les mécanismes de prévention, notamment à travers un contrôle plus régulier de la stabilité des carrières et une meilleure sensibilisation des exploitants artisanaux.

Alors que les familles des victimes sont confrontées au deuil, la question demeure celle de la prévention : combien d’autres drames faudra-t-il encore avant que la sécurité devienne une priorité absolue sur les sites miniers artisanaux ?

Alertenews.cd

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