Haut-Katanga : staffs et nganda dans le viseur de l’Assemblée provinciale, Michel Kabwe Mwamba appelle le gouvernement à soutenir les maires de kasumbalesa, likasi et kipushi

Lutte contre la criminalité urbaine | Le président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, Michel Kabwe Mwamba, veut renforcer l’action des autorités urbaines contre la prolifération des staffs et des nganda dans les villes de Kasumbalesa, Likasi et Kipushi. À l’issue de la plénière de ce mardi 13 octobre 2026, il a appelé le gouvernement provincial à accompagner les autorités locales dans leurs efforts visant à lutter contre ces constructions, notamment lorsqu’elles occupent les servitudes de l’État et sont considérées comme des facteurs favorisant l’insécurité.

La lutte contre la criminalité urbaine s’invite ainsi au cœur des préoccupations des institutions provinciales du Haut-Katanga. À travers cette démarche, l’Assemblée provinciale entend encourager une action plus coordonnée entre le gouvernement provincial et les autorités urbaines, afin de mieux encadrer l’occupation de l’espace public et de renforcer la sécurité dans les grandes agglomérations de la province.

Michel Kabwe Mwamba salue l’action du maire de Lubumbashi

Au cours de cette séance plénière, le président de l’Assemblée provinciale a salué les efforts déployés par le maire de Lubumbashi dans la lutte contre la construction anarchique des staffs et des nganda, particulièrement dans les servitudes de l’État.

Cette initiative est présentée comme une démarche visant à rétablir l’ordre dans l’occupation des espaces publics, mais également à prévenir les risques liés à l’insécurité dans les quartiers urbains.

Pour Michel Kabwe Mwamba, les autorités locales ne devraient pas être seules face à ce défi. L’implication du gouvernement provincial apparaît nécessaire pour leur permettre de mener des actions efficaces, cohérentes et durables sur le terrain.

Kasumbalesa, Likasi et Kipushi également concernées

Au-delà de Lubumbashi, le président de l’Assemblée provinciale souhaite voir cette dynamique s’étendre à Kasumbalesa, Likasi et Kipushi, trois villes confrontées, comme d’autres centres urbains, à des enjeux de gestion de l’espace public et de sécurité.

Il invite ainsi l’exécutif provincial à prendre les dispositions nécessaires pour accompagner les maires et les autorités urbaines de ces entités dans la lutte contre les constructions de staffs et de nganda jugées problématiques.

L’objectif est de donner aux autorités locales les moyens de faire respecter les règles d’urbanisme, de préserver les servitudes publiques et de prévenir l’utilisation éventuelle de certains de ces lieux à des fins susceptibles de compromettre la sécurité des habitants.

Toutefois, la présence d’un staff ou d’un nganda ne constitue pas, en elle-même, une preuve d’implication dans des activités criminelles. Les mesures envisagées devront donc s’appuyer sur des constats précis et respecter les procédures légales applicables.

Le gouvernement provincial appelé à jouer un rôle déterminant

L’appel lancé par Michel Kabwe Mwamba met en évidence la nécessité d’une collaboration plus étroite entre les institutions provinciales et les autorités urbaines.

Le gouvernement provincial est ainsi invité à soutenir les initiatives locales par des mesures d’accompagnement adaptées, afin que la lutte contre les constructions anarchiques ne se limite pas à des opérations ponctuelles, mais s’inscrive dans une politique plus large de gestion urbaine et de prévention de la criminalité.

Pour Kasumbalesa, ville frontalière stratégique, comme pour Likasi et Kipushi, l’enjeu est double : préserver les espaces relevant du domaine public et contribuer à un environnement urbain plus sûr pour les populations.

Cette démarche soulève également la question de la responsabilité des services chargés de l’urbanisme, de l’administration locale et de la sécurité, dont la coordination sera essentielle pour obtenir des résultats durables.

Vers une action provinciale coordonnée ?

En mettant les staffs et les nganda au centre de ce débat, l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga entend faire de la sécurité urbaine une priorité partagée entre les autorités locales et le gouvernement provincial.

Reste à savoir quelles mesures concrètes seront prises par l’exécutif provincial pour répondre à cette sollicitation et dans quelle mesure les villes de Kasumbalesa, Likasi et Kipushi bénéficieront d’un accompagnement opérationnel.

Au-delà des déclarations, l’efficacité de cette initiative dépendra notamment de l’application des règles d’urbanisme, de la protection des servitudes de l’État et de la mise en œuvre de mesures de sécurité respectueuses des droits des citoyens.

Pour les autorités provinciales, le défi consiste désormais à transformer cette volonté politique en actions concrètes, afin de concilier l’ordre urbain, la sécurité des habitants et le respect de la loi.

Rédaction : ALERTENEWS.CD

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