
Le territoire de Kambove, situé à une dizaine de kilomètres de Likasi, pourrait bientôt franchir une étape importante dans l’amélioration de l’accès à l’eau potable. Le président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, Michel Kabwe Mwamba, a annoncé l’installation prochaine d’une usine de production d’eau potable dans cette entité. Une initiative présentée comme s’inscrivant dans la dynamique de développement portée par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans le cadre du corridor de Lobito.
Kambove, Haut-Katanga. L’accès à l’eau potable pourrait bientôt connaître une amélioration significative dans le territoire de Kambove, au Haut-Katanga. Lors d’un meeting populaire organisé ce mardi 27 octobre 2026, dans le cadre de l’itinérance de l’Assemblée provinciale, son président, Michel Kabwe Mwamba, a annoncé un projet d’installation d’une usine de production d’eau potable dans cette partie de la province.
Cette annonce intervient dans un contexte où l’accès aux services sociaux de base, notamment à l’eau potable, demeure un enjeu essentiel pour les populations des zones urbaines et rurales de la République démocratique du Congo.
Au-delà de son importance sanitaire, ce projet est susceptible de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des habitants de Kambove, une entité située à proximité de Likasi, au cœur d’une région marquée par une importante activité minière et industrielle.
Un projet au cœur des préoccupations de la population
En portant cette annonce devant la population de Kambove, Michel Kabwe Mwamba a mis en avant une perspective de développement qui touche directement le quotidien des habitants.
L’eau potable constitue en effet un besoin fondamental pour les ménages, les établissements scolaires, les structures sanitaires et les différentes activités économiques. La disponibilité d’une eau de qualité représente également un levier important dans la prévention des maladies d’origine hydrique et l’amélioration de la santé publique.
La concrétisation de cette initiative pourrait ainsi répondre à une partie des attentes exprimées par les habitants en matière d’accès aux services essentiels.
Toutefois, au-delà de l’annonce, les prochaines étapes seront déterminantes. La réalisation des études techniques, la mobilisation des financements, la définition des capacités de production et la mise en place du réseau de distribution devront permettre de préciser les contours de cette future infrastructure.
L’enjeu ne sera pas seulement de construire une usine, mais aussi de garantir que l’eau produite puisse effectivement parvenir aux ménages, à un coût accessible et dans des conditions durables.
Le corridor de Lobito, un cadre de développement mis en avant
Selon les informations communiquées par le directeur régional de la Régie de distribution d’eau (REGIDESO) dans l’espace Katanga, qui accompagne la délégation des élus provinciaux, le projet relève d’une initiative du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, inscrite dans le cadre du corridor de Lobito.
Ce vaste axe de développement régional, qui relie les zones minières de l’Afrique centrale à la façade atlantique de l’Angola, est associé à des ambitions de modernisation des infrastructures et de renforcement des échanges économiques.
Dans cette perspective, les investissements dans les infrastructures de base, notamment l’eau, l’électricité et les voies de communication, peuvent jouer un rôle déterminant dans l’accompagnement du développement des territoires concernés.
Pour Kambove, l’installation annoncée d’une usine d’eau potable pourrait constituer un investissement structurant, à condition que le projet aboutisse et que ses bénéfices profitent effectivement à la population locale.
Il conviendra néanmoins de distinguer les objectifs généraux du corridor de Lobito des modalités concrètes de financement et d’exécution de cette infrastructure, qui restent à préciser.
La Banque mondiale attendue le 10 novembre pour les études de faisabilité
Une nouvelle étape est annoncée pour le 10 novembre 2026, date à laquelle une délégation de la Banque mondiale est attendue à Kambove afin de mener des études de faisabilité.
Ces travaux devraient permettre d’examiner les conditions techniques et opérationnelles nécessaires à la réalisation du projet, avant son éventuel lancement effectif.
Les études de faisabilité constituent une étape importante dans la préparation d’une infrastructure de cette nature. Elles permettent notamment d’évaluer les besoins en eau de la population, les ressources disponibles, les caractéristiques du site, les équipements nécessaires ainsi que les coûts de construction et d’exploitation.
Elles peuvent également contribuer à déterminer les modalités de financement et les conditions permettant d’assurer la pérennité de l’installation.
La mission annoncée de la Banque mondiale apparaît donc comme une échéance importante pour préciser les perspectives de réalisation du projet. À ce stade, il reste toutefois nécessaire d’attendre les conclusions des études avant de connaître le calendrier définitif des travaux et la date à laquelle l’usine pourrait commencer à produire de l’eau potable.
Un défi majeur : transformer l’annonce en résultats concrets
Pour les habitants de Kambove, l’attente porte désormais sur la concrétisation de cette promesse de développement.
Car si la construction d’une usine de production d’eau potable constitue une perspective encourageante, son impact dépendra de plusieurs facteurs : la capacité de production, la régularité de l’approvisionnement, l’étendue du réseau de distribution, le coût de l’eau et la qualité du service offert aux usagers.
La question de l’entretien des installations sera également déterminante pour éviter que l’infrastructure ne perde progressivement son efficacité après sa mise en service.
Dans une province comme le Haut-Katanga, où les activités minières occupent une place importante dans l’économie, le renforcement des services sociaux de base demeure un enjeu majeur pour que les populations bénéficient elles aussi des retombées du développement économique.
La réussite de ce projet dépendra ainsi de la coordination entre les autorités publiques, la REGIDESO, les partenaires techniques et financiers ainsi que les autres acteurs concernés.
Michel Kabwe Mwamba face aux attentes de Kambove
L’annonce du président de l’Assemblée provinciale s’inscrit dans le cadre de l’itinérance de cet organe délibérant, une démarche qui permet aux élus provinciaux d’aller à la rencontre des populations et de recueillir leurs préoccupations.
Cette présence sur le terrain offre également l’occasion de mettre en lumière les besoins prioritaires des différentes entités du Haut-Katanga, notamment en matière d’infrastructures, de santé, d’éducation et d’accès à l’eau potable.
À Kambove, l’attention se tourne désormais vers les études annoncées pour le 10 novembre et les résultats qui en découleront.
L’enjeu est clair : faire passer le projet d’une annonce publique à une infrastructure opérationnelle, capable d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable.
Si les études de faisabilité confirment sa viabilité et si les financements nécessaires sont mobilisés, cette usine pourrait représenter une avancée importante pour les habitants de Kambove. D’ici là, la population attendra des précisions sur les délais, les moyens engagés et les modalités concrètes de mise en œuvre.
Pour Kambove, l’espoir est désormais celui d’un accès plus sûr et plus régulier à l’eau potable. Reste à transformer cette perspective en une réalisation tangible, au bénéfice des ménages et de l’ensemble de la communauté.
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