Kananga : colère des journaliers, trois mois de salaire impayés déclenchent une manifestation devant l’Assemblée provincialeKananga

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Kananga 29 mai 2026 – La grogne monte à Kananga. Plus d’une centaine de journaliers, hommes et femmes, ont manifesté ce vendredi devant le siège de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central pour exiger le paiement de trois mois d’arriérés de salaire liés aux travaux de débroussaillage réalisés au complexe Athénée Royal, dans le quartier Kamayi.Selon les manifestants, ils avaient été recrutés pour participer à l’assainissement de ce site scolaire contre une rémunération fixée à 10 000 francs congolais par jour.

Après plusieurs mois de travail, ils dénoncent le non-respect des engagements pris par les autorités ayant supervisé leur recrutement.Leur porte-parole affirme que les travailleurs ont été surpris par une proposition de paiement qu’ils jugent largement inférieure aux montants qui leur sont dus. Une situation qui a exacerbé leur frustration et les a poussés à porter leur revendication devant les élus provinciaux.Les manifestants citent notamment le maire de la ville de Kananga ainsi que le ministre provincial de l’Éducation parmi les responsables impliqués dans leur engagement.

Face à l’absence de réponse satisfaisante, ils ont décidé de solliciter l’intervention de l’Assemblée provinciale afin d’obtenir une solution rapide à leur problème.Alors que la tension commençait à monter aux abords du Capitole provincial, le député provincial Willy Wishiya, élu de Kananga, est intervenu pour apaiser les esprits. S’adressant aux manifestants, il les a invités à regagner leurs domiciles tout en leur assurant qu’il prendrait contact avec les autorités concernées pour favoriser un règlement rapide de ce dossier.

Depuis plusieurs jours, ces travailleurs multiplient les démarches auprès des services compétents dans l’espoir d’obtenir le paiement de leurs salaires. En attendant, leur mobilisation témoigne d’un profond sentiment d’abandon et d’une impatience grandissante face à une situation qui affecte directement les conditions de vie de nombreuses familles.

Par Gilbert Kabongo

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