
Kisangani, 3 juin 2026 – L’appel à une journée « ville morte » lancé par les partis de l’opposition pour protester contre une éventuelle révision de la Constitution n’a pas trouvé d’écho auprès de la population de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Tout au long de la journée de mercredi, les activités socio-économiques se sont déroulées normalement dans la ville, témoignant d’une faible adhésion au mot d’ordre de l’opposition.Dès les premières heures de la matinée, les principales artères de la ville ont connu une circulation habituelle.
Les taxis, motos-taxis et autres moyens de transport en commun ont assuré leurs services, permettant aux habitants de rejoindre leurs lieux de travail et leurs différentes occupations sans difficulté particulière.Les marchés et centres commerciaux ont également fonctionné à plein régime.
Dans plusieurs quartiers de la ville, les commerçants ont ouvert leurs boutiques et étalages comme à l’accoutumée, tandis que les clients affluaient pour leurs achats quotidiens. Aucun signe de paralysie économique n’a été observé dans les principaux pôles d’activités de Kisangani.Le secteur de l’éducation a lui aussi poursuivi ses activités normalement. Plusieurs écoles ont dispensé les cours prévus à leurs programmes, avec la présence des enseignants et des élèves.
Les services publics et privés ont également maintenu leurs activités, renforçant l’impression d’une journée ordinaire malgré l’appel à la mobilisation.Dans les communes de Makiso, Mangobo, Kabondo, Lubunga et Tshopo, les habitants ont continué leurs occupations quotidiennes sans perturbation majeure. De nombreux citoyens interrogés ont indiqué privilégier leurs activités génératrices de revenus, dans un contexte économique où chaque journée de travail demeure essentielle pour de nombreuses familles.L’initiative de l’opposition s’inscrivait dans le cadre des débats politiques autour d’une éventuelle révision de la Constitution de la République démocratique du Congo.
Les organisateurs de la journée « ville morte » espéraient mobiliser la population afin d’exprimer leur opposition à toute modification du texte fondamental.Toutefois, à Kisangani, la population a choisi de poursuivre ses activités habituelles. Aucun incident majeur ni mouvement significatif de contestation n’a été signalé au cours de la journée.
La ville a ainsi conservé son rythme habituel, marquée par une activité économique et sociale soutenue.Cette situation illustre la diversité des réactions observées à travers le pays face à cet appel de l’opposition, certaines villes enregistrant une faible mobilisation tandis que d’autres connaissent des niveaux de participation variables.
redaction