
Kinshasa renforce sa riposte contre la maladie à virus Ebola. Réuni ce jeudi 25 juin 2026 avec la Task Force nationale chargée de la lutte contre l’épidémie, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a annoncé une série de mesures strictes visant à contenir la propagation de la maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo, qui connaît une nouvelle résurgence en République démocratique du Congo.

Cette rencontre de haut niveau a permis d’évaluer l’évolution de la situation épidémiologique et d’arrêter de nouvelles orientations pour renforcer la prévention, la surveillance et la prise en charge des personnes affectées.Des contrôles renforcés autour des foyers épidémiquesParmi les principales décisions prises figure le renforcement du dispositif sécuritaire et sanitaire dans les zones touchées.
La Police nationale congolaise ainsi que les équipes de santé seront davantage mobilisées afin de réguler les mouvements de population et intensifier les opérations de contrôle.Ces mesures comprennent notamment la surveillance de la température corporelle, le respect des règles d’hygiène, l’installation des dispositifs de lavage des mains ainsi que le suivi rapproché des personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus.
L’objectif est de limiter les risques de propagation communautaire et d’identifier rapidement tout nouveau cas.Une période d’observation obligatoire de 21 jours pour les contactsDans le cadre du suivi des personnes exposées, les autorités sanitaires ont décidé d’instaurer une période d’observation sanitaire obligatoire de 21 jours pour les contacts avérés des cas confirmés.Cette durée correspond à la période maximale d’incubation généralement observée pour la maladie à virus Ebola.
Les personnes concernées feront l’objet d’un suivi médical régulier afin de détecter précocement d’éventuels signes de contamination.Par ailleurs, des restrictions de déplacement à l’étranger sont prévues pour les résidents des zones affectées, une mesure destinée à réduire le risque d’exportation du virus vers d’autres régions ou pays.Assistance humanitaire et accélération des centres de traitementFace aux conséquences sociales de l’épidémie, le Chef de l’État a également instruit le ministère des Affaires sociales de coordonner une réponse humanitaire en faveur des populations déplacées et vulnérables.
Cette assistance devra accompagner les efforts sanitaires, notamment dans les zones où les restrictions et les mesures de contrôle pourraient affecter les conditions de vie des communautés.En parallèle, les travaux de construction et d’aménagement des centres de traitement de proximité devront être accélérés afin d’améliorer la capacité de prise en charge des patients.Plus de 1 100 cas recensés et 277 décèsSur le plan épidémiologique, le ministre de la Santé publique, Dr Samuel Roger Kamba, a présenté un bilan faisant état de plus de 1 100 cas enregistrés depuis le début de cette résurgence, avec 277 décès, soit un taux de létalité estimé à 26 %.
Les autorités sanitaires poursuivent leurs efforts pour renforcer la surveillance, la sensibilisation communautaire et l’accès aux soins, dans un contexte où la rapidité de la prise en charge demeure un facteur déterminant dans la lutte contre Ebola.Kinshasa reste épargnée par l’épidémieDe son côté, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba, a rassuré la population de la capitale en confirmant l’absence de cas d’Ebola enregistrés dans la ville.
Les autorités appellent néanmoins les habitants à maintenir les gestes de prévention, notamment le lavage régulier des mains, l’alerte rapide en cas de symptômes suspects et l’évitement des contacts à risque.Face à cette nouvelle menace sanitaire, le gouvernement congolais affirme vouloir mobiliser tous les moyens nécessaires pour contenir l’épidémie et protéger les populations.
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