
L’Assemblée provinciale du Kasaï a adopté, à l’unanimité en séance plénière, une recommandation appelant le gouverneur de province à suspendre le maire de la ville de Tshikapa, Faustin Lumu, à la suite d’un geste qui suscite une vive polémique au sein de l’opinion publique et des institutions.Au cœur de cette affaire, un acte posé par l’autorité urbaine lors d’une matinée politique : la déchirure publique d’une copie de la Constitution de la République démocratique du Congo.
Un comportement jugé « grave » par les élus provinciaux, qui estiment qu’il porte atteinte au symbole fondamental de l’État et au fonctionnement régulier des institutions.Une décision unanime de l’organe délibérantRéunis en plénière, les députés provinciaux de l’Assemblée provinciale du Kasaï ont estimé que cet acte ne pouvait rester sans conséquence administrative et politique.
Ils ont ainsi recommandé la suspension immédiate de Faustin Lumu par l’exécutif provincial.Selon le président de l’organe délibérant, le geste du maire est incompatible avec la responsabilité d’une autorité publique, censée garantir le respect des lois et de la Constitution en vigueur. L’Assemblée insiste sur la nécessité de préserver l’image et l’autorité des institutions dans un contexte où le respect de l’État de droit demeure un enjeu central.
Un acte jugé symboliquement graveDans leurs interventions, plusieurs élus ont souligné la portée symbolique de la Constitution, considérée comme le socle juridique de la République démocratique du Congo. Sa déchirure publique par un responsable administratif est perçue comme un signal préoccupant, susceptible d’encourager des comportements similaires et de fragiliser l’autorité de l’État.
L’Assemblée provinciale rappelle que les institutions de la République restent régies par la Constitution en vigueur et que toute atteinte à ce texte fondamental doit être traitée avec rigueur.Une affaire aux implications politiques localesCette recommandation intervient dans un contexte politique local déjà marqué par des tensions entre certaines autorités urbaines et les institutions provinciales.
La décision finale revient désormais au gouverneur du Kasaï, qui devra statuer sur la suite à donner à cette demande de suspension.En attendant, l’affaire continue de susciter de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de la société civile, plusieurs voix appelant à une clarification rapide des responsabilités et à des sanctions exemplaires si les faits sont confirmés.
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