
Le ministre honoraire de la Justice, Constant Mutamba, comparaîtra le 13 juillet devant la Cour de cassation de la République démocratique du Congo dans le cadre de l’affaire liée au Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO).À quelques jours de cette audience très attendue, Constant Mutamba est sorti de son silence en réaffirmant son innocence.
Il estime que la procédure engagée contre lui est motivée par des considérations politiques et non par des faits établis.Dans une déclaration rendue publique, l’ancien garde des Sceaux a demandé que son procès soit retransmis en direct sur la chaîne nationale RTNC, afin de garantir la transparence des débats et de permettre à l’ensemble de la population congolaise de suivre le déroulement de la procédure.> « Je demande que ce procès, purement politique, soit diffusé en direct sur la RTNC afin que les victimes des guerres de Kisangani, dont je fais partie, ainsi que notre peuple sachent désormais la vérité sur la gestion de ce fonds », a-t-il déclaré.
Selon Constant Mutamba, cette retransmission permettra aux victimes des conflits de Kisangani, principales bénéficiaires du FRIVAO, ainsi qu’à l’opinion publique, de prendre connaissance des éléments qui seront présentés devant la justice. Il affirme vouloir que toute la lumière soit faite sur la gestion du fonds et rejette les accusations portées contre lui.Cette affaire suscite un vif intérêt dans les milieux politiques, judiciaires et au sein de la société civile, en raison des enjeux qu’elle représente pour la gouvernance des fonds destinés aux victimes des conflits armés.
L’audience du 13 juillet est donc perçue comme un rendez-vous judiciaire majeur, dont l’issue pourrait avoir des répercussions importantes tant sur le plan politique que judiciaire.Les regards restent désormais tournés vers la Cour de cassation, qui devra examiner le dossier dans le respect des principes d’indépendance de la justice et du droit à un procès équitable, tandis que l’opinion attend de connaître si la demande de diffusion en direct sur la RTNC sera effectivement retenue.
Marie CChristophe Kabunda