Lomami : la flambée du prix du carburant met sous pression les motos-taxis et menace le transport urbain à Kabinda

La ville de Kabinda, chef-lieu de la province de Lomami, fait face à une forte hausse du prix du carburant qui commence à perturber le quotidien des conducteurs de motos-taxis, des revendeurs de carburant ainsi que des milliers d’usagers.

Cette situation, observée depuis plusieurs jours, suscite de nombreuses inquiétudes quant à ses conséquences sur le coût de la mobilité et le fonctionnement du transport urbain.Selon les constats réalisés ce mercredi 8 juillet par le reporter de Veritas.cd dans plusieurs parkings et points de vente de carburant, le litre d’essence est passé de 4 500 FC à 7 500 FC, une augmentation de près de 67 %, qui bouleverse l’équilibre économique des acteurs du secteur.

Pour les conducteurs de motos-taxis, cette flambée des prix réduit considérablement leurs revenus journaliers. Beaucoup expliquent qu’après avoir acheté le carburant et remis la recette quotidienne exigée par les propriétaires de leurs motos, il leur reste une marge bénéficiaire de plus en plus faible, voire insuffisante pour couvrir leurs besoins.

« Nous ne gagnons presque plus rien. Le carburant coûte désormais beaucoup plus cher alors que les propriétaires de motos maintiennent les mêmes exigences concernant le versement journalier. Dans ces conditions, il devient difficile de continuer à travailler normalement », a témoigné un motard rencontré dans un parking de Kabinda.

Face à cette réalité, plusieurs conducteurs estiment qu’une révision des tarifs des courses devient inévitable afin de compenser l’augmentation des coûts d’exploitation. Ils invitent les clients à faire preuve de compréhension, soulignant que cette mesure leur permettrait simplement de poursuivre leurs activités sans travailler à perte.Du côté des revendeurs de carburant, communément appelés « Kadafis », la hausse des prix est attribuée à la rareté du produit sur le marché.

Selon eux, les difficultés d’approvisionnement seraient liées à la fermeture de certaines voies d’accès utilisées pour acheminer le carburant vers Kabinda. Cette situation a entraîné une diminution de l’offre alors que la demande demeure élevée, favorisant ainsi une envolée des prix.Les consommateurs, quant à eux, craignent que cette crise ne provoque une augmentation généralisée du coût des transports et, par ricochet, des prix des biens et services dans la ville.

Plusieurs habitants redoutent que les ménages les plus modestes soient les premiers touchés par cette inflation.Face à cette situation préoccupante, les usagers appellent les autorités provinciales et nationales à intervenir rapidement afin de rétablir un approvisionnement régulier en carburant et de stabiliser les prix.

Ils estiment qu’une réponse rapide permettrait d’éviter une paralysie progressive du secteur des transports, essentiel au fonctionnement économique et social de Kabinda.

Si aucune solution durable n’est trouvée dans les prochains jours, cette crise du carburant pourrait avoir des répercussions importantes sur les activités économiques de la ville, où les motos-taxis constituent le principal moyen de déplacement pour une grande partie de la population.

Rédaction : Alertenews.cd

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