Haut-Katanga : les syndicats de l’UNILU et de l’ISTM donnent jusqu’au 22 juillet au Gouvernement avant une grève générale illimitée

Lubumbashi, 15 juillet 2026 – La tension monte dans les établissements publics d’enseignement supérieur de Lubumbashi. Réunis au sein de l’Intersyndicale, les syndicats de l’Université de Lubumbashi (UNILU) et de l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM) ont observé, ce mercredi, une journée sans activités académiques, scientifiques, administratives et techniques pour dénoncer le non-respect des engagements pris par le Gouvernement congolais envers le personnel de l’enseignement supérieur.

Cette action de protestation a paralysé le fonctionnement normal des deux institutions, marquant une nouvelle étape dans le bras de fer qui oppose les organisations syndicales aux autorités nationales sur les revendications sociales des agents et enseignants.

Au cœur de leurs préoccupations figurent l’application effective des nouveaux barèmes salariaux, le paiement de la paie complémentaire, le versement régulier de la prime de recherche, ainsi que la mécanisation des nouvelles unités, autant d’engagements qui, selon les syndicats, tardent à être concrétisés.Pour faire entendre leurs revendications, un mémorandum a été remis ce mercredi au gouverneur du Haut-Katanga par l’entremise du ministre provincial de l’Éducation nationale, Max Mpande.

Les représentants syndicaux espèrent que ce document sera transmis aux autorités compétentes afin que des solutions urgentes soient apportées.L’Intersyndicale a toutefois fixé un ultimatum au Gouvernement. Les organisations syndicales accordent jusqu’au 22 juillet 2026 pour obtenir des réponses concrètes et des mesures satisfaisantes concernant leurs revendications.

À défaut d’une réaction favorable dans ce délai, les syndicats annoncent le déclenchement d’une grève sèche et illimitée au sein de l’UNILU et de l’ISTM. Cette décision pourrait entraîner une paralysie totale des activités académiques, administratives, scientifiques et techniques, avec des conséquences importantes sur le calendrier universitaire.

Les organisations ACASUL, APSCICO, SYNAPAT et UNTC, signataires du mouvement, affirment rester ouvertes au dialogue, mais préviennent qu’elles ne renonceront pas à leurs revendications tant que les engagements du Gouvernement ne seront pas respectés.

Cette montée de la contestation intervient dans un contexte où plusieurs établissements d’enseignement supérieur du pays réclament une amélioration des conditions de travail et une revalorisation de la situation sociale des enseignants et du personnel administratif, estimant que la qualité de l’enseignement dépend également du respect des droits des travailleurs.

Rédaction : ALERTENEWS.CD

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