
Kasumbalesa, 19 juillet 2026 – Au lendemain de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant l’agression d’un agent de sécurité privé par son superviseur, la société Watchman Ultra Security (WASS) est sortie de son silence.

Dans un communiqué officiel publié ce dimanche, la direction générale condamne fermement cet acte de violence, annonce des mesures disciplinaires immédiates et promet que toute la lumière sera faite sur cette affaire qui a suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique.Dans son communiqué, WASS affirme avoir pris connaissance « avec une vive préoccupation » des images mettant en cause deux de ses agents.
L’entreprise insiste sur le fait que ces comportements sont contraires à sa charte éthique, à ses valeurs fondamentales ainsi qu’à ses procédures internes de gestion du personnel.
La société rappelle qu’elle n’a jamais autorisé le recours à la violence physique comme méthode disciplinaire. Si la ponctualité, la discipline et le respect des règles de travail demeurent des exigences au sein de l’entreprise, leur application doit impérativement s’inscrire dans le strict respect du Code du travail congolais et de la dignité humaine.
Face à la gravité des faits, la direction de WASS annonce avoir immédiatement suspendu, à titre conservatoire, l’agent présenté comme l’auteur de l’agression. Cette suspension restera en vigueur jusqu’aux conclusions d’une enquête administrative interne et à l’interpellation des autorités compétentes appelées à établir les responsabilités.
Concernant la victime, l’entreprise précise qu’elle a été prise en charge pour une évaluation médicale et bénéficie d’un accompagnement approprié. Cette annonce intervient alors que plusieurs sources avaient confirmé que l’agent agressé avait été admis dans une structure sanitaire de Kasumbalesa afin d’y recevoir des soins.La direction indique également qu’une enquête administrative est en cours afin de déterminer avec précision les circonstances de l’incident.
Elle assure que toutes les sanctions disciplinaires prévues par la loi et les règlements internes seront appliquées à l’encontre de toute personne reconnue responsable.En conclusion, WASS exprime ses regrets face à cet incident, qu’elle considère comme isolé et ne reflétant pas le professionnalisme de ses nombreux agents déployés quotidiennement pour assurer la sécurité de leurs clients.
Cette prise de position officielle intervient alors que la vidéo de l’agression continue de circuler largement sur les réseaux sociaux, alimentant de nombreuses réactions et ravivant le débat sur le respect des droits des travailleurs dans les entreprises de sécurité privée en République démocratique du Congo. Les résultats des enquêtes interne et judiciaire sont désormais attendus pour faire toute la lumière sur cette affaire.
Joseph Malaba