
Kinshasa, 4 août 2026 – Le gouvernement de la République démocratique du Congo franchit une étape importante dans la réforme de la gouvernance des entreprises publiques. Sous l’impulsion de la ministre du Portefeuille, Julie Shiku, les autorités ont annoncé le lancement d’un vaste processus de recrutement ouvert et compétitif destiné à pourvoir près de 140 postes de mandataires publics, rompant ainsi avec le système traditionnel des nominations à caractère politique.

Cette réforme concerne les postes de Présidents des conseils d’administration (PCA), Directeurs généraux (DG), Directeurs généraux adjoints (DGA) ainsi que des Administrateurs au sein de 15 entreprises publiques stratégiques, considérées comme des piliers du développement économique et social du pays.Selon le gouvernement, cette initiative vise à instaurer une gouvernance fondée sur le mérite, la compétence, l’intégrité et la performance, tout en renforçant la transparence dans la gestion des entreprises de l’État.
Le processus de sélection sera organisé en trois vagues, chacune portant sur cinq entreprises publiques. La première phase concerne notamment la SNEL SA, la REGIDESO, la SNCC, la RVA et l’ONATRA, des établissements qui jouent un rôle essentiel dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, des transports ferroviaires, aériens et fluviaux.
L’une des principales innovations de cette réforme réside dans le fait que le recrutement sera entièrement dématérialisé. Toutes les candidatures seront introduites exclusivement en ligne, une mesure destinée à garantir l’égalité des chances entre les candidats, qu’ils résident en République démocratique du Congo ou au sein de la diaspora congolaise.
En ouvrant cette compétition à tous les Congolais répondant aux critères requis, le gouvernement souhaite attirer les meilleurs profils capables de relever les défis auxquels font face les entreprises publiques, souvent confrontées à des problèmes de gouvernance, de rentabilité et de performance.
La ministre du Portefeuille insiste sur le fait que cette démarche s’inscrit dans une vision de modernisation de l’administration publique et de professionnalisation de la gestion des entreprises de l’État. Le choix des futurs dirigeants devra désormais reposer sur leurs qualifications, leur expérience, leurs compétences managériales ainsi que leur capacité à conduire des réformes.
Le gouvernement entend également veiller au respect de la représentativité du genre, en encourageant une participation accrue des femmes aux postes de responsabilité, conformément aux engagements nationaux en faveur de l’égalité des chances.Cette réforme est perçue comme un tournant majeur dans la gestion du portefeuille de l’État.
Si elle est menée avec rigueur et transparence, elle pourrait contribuer à restaurer la confiance dans les entreprises publiques, améliorer leur gouvernance, renforcer leur efficacité et accroître leur contribution à la croissance économique ainsi qu’à la création de richesses au bénéfice de la population congolaise.
Redaction