
Kinshasa, 31 août 2026 — L’initiative du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de convoquer un dialogue national continue de susciter des réactions au sein de la classe politique et de la société congolaise. Ce lundi, le Collectif des conseillers communaux de la République démocratique du Congo a exprimé son soutien à cette démarche, appelant à une implication effective des élus locaux dans le processus de consultations annoncé par le Chef de l’État.

La déclaration a été faite à Kinshasa, depuis le Palais du Peuple, au nom des conseillers communaux des différentes provinces du pays.
Prenant la parole au nom de ses collègues, Cédric Tumusifu, conseiller communal élu de Karisimbi et président du Conseil communal de cette commune de Goma, a salué l’ouverture manifestée par Félix Tshisekedi en faveur d’un dialogue national. Il a particulièrement insisté sur l’importance accordée à une démarche partant de la base.
Pour les conseillers communaux, cette orientation constitue une occasion de faire remonter les réalités vécues quotidiennement par les populations locales et de les intégrer dans le diagnostic national envisagé.
« Nous avons un sentiment de fierté et d’espoir d’avoir suivi cet appel au dialogue, partant de la base au sommet », a déclaré Cédric Tumusifu.
Les élus locaux veulent être pleinement associés au processus
Le Collectif des conseillers communaux, qui affirme représenter les élus des 114 conseils communaux du pays, entend jouer pleinement son rôle dans le cadre de ces consultations.
Selon cette structure, l’implication des conseillers communaux permettrait notamment de prendre en compte les préoccupations des populations à la base, à travers des élus directement en contact avec les réalités sociales, économiques et sécuritaires de leurs entités.
Les conseillers communaux considèrent ainsi le diagnostic participatif annoncé comme une démarche susceptible de renforcer la pertinence des conclusions du dialogue national.
Ils estiment que les institutions locales disposent d’une connaissance particulière des difficultés auxquelles sont confrontées les communautés et peuvent, de ce fait, contribuer à établir un état des lieux plus complet de la situation du pays.
Une reconnaissance de la décentralisation
Au-delà de leur soutien au dialogue, les conseillers communaux voient dans leur éventuelle participation au processus une reconnaissance du rôle des élus locaux issus des élections du 20 décembre 2023.
Pour eux, associer les animateurs des institutions locales aux consultations nationales s’inscrit dans l’esprit de la décentralisation consacrée par la Constitution et permettrait de rapprocher davantage les mécanismes de prise de décision des citoyens.
« Omettre les élus légitimes du peuple travaillant à la base, c’est courir le risque d’un diagnostic incomplet », a insisté Cédric Tumusifu.
Cette position traduit, selon le Collectif, la volonté des conseillers communaux de ne pas rester en marge d’un processus appelé à aborder des questions majeures liées à l’avenir politique, institutionnel et social de la République démocratique du Congo.
Paix et cohésion nationale au cœur des attentes
Dans leur déclaration, les conseillers communaux ont également mis en avant les enjeux de paix, de cohésion nationale et de stabilité du pays.
Ils considèrent le dialogue national comme une opportunité pouvant contribuer à rechercher des réponses aux différentes crises qui affectent la RDC et à favoriser une dynamique de rapprochement entre les différentes composantes de la société.
Le Collectif a, par ailleurs, adressé ses remerciements au Président de la République pour l’initiative et réaffirmé sa loyauté envers les institutions de la République.
Les conseillers communaux se disent enfin disposés à apporter leur contribution au processus, en mettant à profit leur proximité avec les populations et leur connaissance des réalités locales.
À travers cette prise de position, les élus communaux entendent ainsi faire entendre la voix de la base dans les consultations annoncées, avec l’espoir que le dialogue national puisse déboucher sur des réponses concrètes aux préoccupations des Congolais et contribuer à consolider la paix et la cohésion nationale.
Marie Christophe KABUNDA