
LUSAKA, 1er septembre 2026 — Le président zambien a officiellement prêté serment ce mardi 1er septembre à Lusaka pour entamer un second et dernier mandat de cinq ans à la tête de la Zambie.
La cérémonie d’investiture s’est déroulée au National Heroes Stadium, devant plusieurs milliers de partisans du parti au pouvoir, l’UPND, ainsi que des dirigeants et représentants de plusieurs pays africains. Hakainde Hichilema a prêté serment aux côtés de sa vice-présidente, Mutale Nalumango.
Cette investiture intervient quelques semaines après l’élection présidentielle du 13 août 2026, à l’issue de laquelle Hakainde Hichilema a été déclaré vainqueur avec environ 60 % des suffrages, devant son principal adversaire, Brian Mundubile, crédité de près de 38 %.
Une investiture dans un contexte politique tendu
La cérémonie intervient toutefois dans un climat politique particulièrement tendu. Le principal opposant de Hichilema, Brian Mundubile, arrivé deuxième à la présidentielle, est actuellement détenu et poursuivi pour trahison, accusation qu’il rejette.
Son colistier, Makebi Zulu, fait également l’objet de poursuites pour le même chef d’accusation. Leur arrestation intervient après des opérations des forces de sécurité menées dans le contexte post-électoral.
L’élection du 13 août avait déjà suscité des critiques de la part d’observateurs et de l’opposition, qui ont évoqué des irrégularités, des restrictions visant l’opposition et des problèmes dans le processus électoral. Ces contestations ont jeté une ombre sur l’entrée en fonction du président réélu.
Hichilema face aux défis de son second mandat
Réélu après son premier mandat entamé en 2021, Hakainde Hichilema devra désormais consolider les acquis économiques de son gouvernement tout en répondant aux préoccupations liées au coût de la vie et aux conditions sociales.
Son administration revendique notamment des réformes économiques et la gratuité de l’enseignement primaire et secondaire. Le président zambien est également crédité d’avoir contribué à la restructuration de la dette du pays et à l’amélioration de la confiance des investisseurs.
Mais son second mandat s’annonce également marqué par un important défi politique : préserver la stabilité démocratique et rétablir la confiance entre le pouvoir et l’opposition, dans un contexte où les arrestations de responsables politiques ont suscité des inquiétudes.
Pour les cinq prochaines années, Hakainde Hichilema devra ainsi concilier ses ambitions économiques avec la nécessité de renforcer les institutions démocratiques et l’espace politique dans ce pays d’Afrique australe.
ALERTENEWS.CD