
La mairie de Lubumbashi a décidé d’interdire la marche pacifique annoncée par la Coalition C64 pour le mardi 15 septembre 2026. Dans une correspondance datée du 10 septembre, l’autorité urbaine a opposé une fin de non-recevoir à la demande introduite par les organisateurs, invoquant la mesure d’interdiction des manifestations publiques en vigueur dans la ville.
Selon les informations disponibles, la décision est portée par la maire intérimaire de Lubumbashi, Joyce Tunda Kazadi, qui rappelle que les manifestations politiques dans les espaces publics demeurent interdites dans la ville. Cette mesure avait déjà été évoquée par les autorités urbaines dans plusieurs décisions antérieures.
La marche du 15 septembre s’inscrit dans le cadre de la mobilisation annoncée par la Coalition C64, qui entend notamment exprimer son opposition au projet de changement constitutionnel et porter ses revendications dans la rue.
La mairie invoque des impératifs sécuritaires
Pour l’autorité urbaine, l’interdiction ne viserait pas exclusivement la C64, mais s’inscrirait dans une mesure générale encadrant les manifestations publiques à Lubumbashi. Le maire appelle ainsi les organisateurs et les participants potentiels à se conformer à cette décision.
Cette position intervient dans un contexte politique particulièrement tendu en République démocratique du Congo, marqué par des débats autour de l’avenir institutionnel du pays, le projet de dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi et la mobilisation de plusieurs acteurs de l’opposition.
La mairie avait déjà adopté, en janvier 2026, une mesure interdisant l’organisation de manifestations politiques dans les espaces publics de Lubumbashi, sauf dans les conditions fixées par l’autorité urbaine.
Un bras de fer se dessine autour du 15 septembre
L’interdiction de la marche ouvre désormais une nouvelle séquence entre les autorités urbaines et la Coalition C64. À quelques jours de la date annoncée, la question demeure de savoir quelle sera la réaction des organisateurs face à la décision de la mairie.
Le même climat de tension autour des manifestations de la C64 est observé dans d’autres villes du pays. À Kolwezi, dans la province voisine du Lualaba, une marche de la coalition avait également fait l’objet d’une interdiction de la part de l’autorité urbaine.
À Lubumbashi, les autorités semblent donc vouloir privilégier le maintien de l’ordre public et la prévention des troubles, tandis que la C64 cherche à maintenir sa dynamique de mobilisation.
La journée du 15 septembre s’annonce ainsi comme un moment particulièrement sensible sur le plan politique dans le Haut-Katanga, alors que la mairie maintient son interdiction et que les organisateurs de la marche doivent encore préciser leur position face à cette décision.
REDACTION