
Beni, 1er octobre 2026 — Une vingtaine d’hippopotames ont été retrouvés morts dans la rivière Semuliki, dans la province du Nord-Kivu. Les premières analyses réalisées sur des échantillons prélevés sur certaines carcasses ont confirmé la présence de l’anthrax, également appelé fièvre charbonneuse.
Cette situation suscite une vigilance particulière dans cette partie du Nord-Kivu, en raison du caractère infectieux de cette maladie et des risques qu’elle peut représenter pour plusieurs espèces animales ainsi que pour l’être humain.
Des investigations toujours en cours
Le nombre d’hippopotames décédés demeure provisoire. Des équipes spécialisées poursuivent les investigations dans et autour du Parc national des Virunga afin d’évaluer l’étendue de la situation et de déterminer si d’autres animaux ont été contaminés.
Les recherches doivent notamment permettre de mieux comprendre la propagation de la maladie dans la zone concernée et d’identifier d’éventuelles nouvelles carcasses.
Les services compétents restent ainsi mobilisés pour assurer la surveillance sanitaire et environnementale de cette partie de la rivière Semuliki.
Les populations riveraines appelées à la prudence
Face à ce risque, les autorités et les responsables de la conservation appellent les habitants vivant aux abords de la Semuliki à observer des mesures de précaution strictes.
Méthode Uhoze, porte-parole du Parc national des Virunga (PNVI) dans le Grand Nord, recommande notamment à la population de ne toucher ni aux hippopotames morts ni à leurs carcasses, afin d’éviter tout risque d’exposition.
Il est également demandé aux habitants de ne pas consommer ou manipuler les animaux retrouvés morts et de signaler rapidement toute nouvelle carcasse aux services compétents.
L’eau de la Semuliki déconseillée en attendant les conclusions
Dans le cadre des mesures de précaution, les populations riveraines sont également invitées à éviter de puiser de l’eau dans la rivière Semuliki et à ne pas y conduire leurs animaux, dans l’attente de nouvelles orientations des autorités sanitaires et environnementales.
Ces précautions visent notamment à réduire les possibilités de contact entre les populations, le bétail et les zones potentiellement contaminées.
Les habitants sont encouragés à collaborer avec les équipes déployées sur le terrain et à leur communiquer toute information susceptible de faciliter la surveillance de la situation.
Une maladie qui nécessite une surveillance renforcée
L’anthrax, ou fièvre charbonneuse, est une maladie infectieuse qui peut affecter différentes espèces animales. Dans certaines circonstances, elle peut également se transmettre à l’être humain, notamment à la suite d’un contact avec des animaux infectés ou leurs produits.
La découverte de plusieurs hippopotames morts dans la même zone justifie donc une surveillance accrue de la faune et des activités humaines autour de la rivière.
Pour l’heure, les investigations se poursuivent afin d’établir un bilan plus précis et de déterminer les mesures sanitaires et environnementales supplémentaires à prendre.
Les autorités invitent la population à ne pas manipuler les carcasses et à privilégier le signalement aux services habilités afin que les interventions puissent être effectuées dans des conditions appropriées.
Héritier Bin-Musayi « Le Bulldozer »
Correspondant depuis Beni