Kasumbalesa : André Kapampa engage la ville dans la digitalisation des taxes et impôts pour renforcer la traçabilité des recettes publiques

KASUMBALESA — La ville frontalière de Kasumbalesa amorce une nouvelle étape dans la modernisation de la gestion de ses finances publiques. Le maire de la ville, Maître André Kapampa, a procédé, ce mercredi 14 octobre 2026, au lancement de la digitalisation de la perception des taxes et impôts, lors d’une cérémonie organisée à l’arrêt central de Kasumbalesa. Une initiative qui vise notamment à améliorer la traçabilité des recettes de l’État, à renforcer la transparence dans leur collecte et à limiter les risques de détournement.

À travers cette démarche, l’autorité urbaine entend promouvoir une gestion plus rigoureuse des ressources publiques, dans un contexte où la mobilisation des recettes locales constitue un enjeu majeur pour le financement des infrastructures et la réalisation des projets de développement.

Moderniser la collecte pour mieux contrôler les recettes

Le lancement de cette réforme marque une volonté de faire évoluer les mécanismes traditionnels de perception des taxes vers un système davantage axé sur la digitalisation, la traçabilité et le contrôle des opérations financières.

L’objectif est de permettre un meilleur suivi des recettes collectées, depuis leur perception jusqu’à leur canalisation vers les circuits officiels. La digitalisation doit ainsi contribuer à réduire les zones d’opacité susceptibles de favoriser les irrégularités dans la gestion des fonds publics.

Pour Kasumbalesa, dont la position géographique en fait un important centre d’échanges commerciaux et de circulation des personnes et des marchandises, la maîtrise des recettes représente un enjeu particulier. Une collecte mieux organisée et des mécanismes de contrôle renforcés pourraient contribuer à améliorer la connaissance des recettes effectivement mobilisées par les services concernés.

La réussite de cette réforme dépendra toutefois de la fiabilité du dispositif mis en place, de la formation des agents chargés de la perception et de la mise en œuvre de procédures permettant de vérifier les montants collectés et reversés.

André Kapampa appelle à la mobilisation de la population

Prenant la parole au cours de cette cérémonie, le maire André Kapampa a lancé un message de sensibilisation à l’endroit de la population, insistant sur l’importance de la participation de chacun à la mobilisation des recettes publiques.

Pour l’autorité urbaine, le paiement régulier des taxes et impôts constitue un élément essentiel du financement des actions de développement. Les ressources mobilisées doivent permettre aux pouvoirs publics de répondre aux besoins de la population et de soutenir la réalisation des projets prioritaires.

Cette sensibilisation vise également à faire comprendre aux contribuables que la modernisation du système fiscal ne peut produire les résultats attendus sans leur adhésion, mais aussi sans le respect des obligations fiscales par les acteurs concernés.

Dans cette perspective, la digitalisation est présentée comme un instrument susceptible de renforcer la confiance entre l’administration et les contribuables, à condition que les recettes perçues soient correctement enregistrées, sécurisées et affectées conformément aux règles en vigueur.

La lutte contre le vol et le détournement au cœur de la démarche

Au-delà de la modernisation technique, l’un des enjeux majeurs de cette initiative réside dans la prévention des pertes de recettes et la réduction des risques de mauvaise gestion.

En favorisant l’enregistrement et le suivi des opérations de perception, un dispositif numérique bien conçu peut faciliter les contrôles, améliorer la disponibilité des données financières et permettre de repérer plus rapidement d’éventuels écarts entre les sommes perçues et celles effectivement reversées.

L’ambition est notamment de limiter les possibilités de soustraction des fonds, de perception non déclarée et de détournement des recettes publiques.

Toutefois, la digitalisation ne constitue pas, à elle seule, une garantie absolue contre la fraude. Son efficacité dépendra également de la mise en place de contrôles réguliers, de la responsabilisation des agents, de la transparence des procédures et de l’application des sanctions prévues en cas d’irrégularités établies.

Pour l’administration urbaine, l’enjeu est donc de faire de ce nouvel outil un véritable mécanisme de redevabilité, permettant de mieux suivre les ressources publiques et de renforcer la discipline dans leur gestion.

La cartographie, une étape importante pour organiser la perception

La démarche engagée à Kasumbalesa comprend également un volet consacré à la cartographie, ainsi qu’au démarrage de la perception dans le cadre du nouveau dispositif.

Cette composante est importante pour structurer les opérations de collecte sur le terrain. Une cartographie adaptée peut notamment contribuer à identifier les zones concernées, à mieux organiser le travail des agents et à disposer d’une vision plus précise des contribuables et des activités soumises aux taxes applicables.

L’association de la cartographie à la digitalisation pourrait ainsi faciliter le suivi territorial des opérations, réduire les difficultés liées à l’identification des assujettis et améliorer la planification des activités de mobilisation des recettes.

Le démarrage effectif de la perception devra néanmoins s’accompagner d’une communication claire sur les taxes concernées, les modalités de paiement, les services habilités à percevoir les recettes et les justificatifs à remettre aux contribuables.

Ces garanties seront essentielles pour éviter les confusions, protéger les citoyens contre les perceptions irrégulières et permettre à chacun de vérifier la régularité des paiements effectués.

Des recettes mieux canalisées pour soutenir le développement local

À travers cette initiative, la mairie de Kasumbalesa entend inscrire la mobilisation des recettes dans une logique de développement et de modernisation de l’administration publique.

Le message porté par André Kapampa s’inscrit dans la perspective de développement défendue par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, selon les orientations évoquées par l’autorité urbaine lors de la cérémonie.

L’enjeu est de faire en sorte que les ressources générées par les activités économiques et fiscales contribuent davantage au financement des besoins collectifs. Une meilleure canalisation des recettes peut notamment faciliter la planification des dépenses publiques et améliorer la capacité des autorités à répondre aux attentes de la population.

Cependant, la mobilisation accrue des recettes ne saurait constituer une fin en soi. Elle doit aller de pair avec une gestion transparente des fonds, une affectation conforme aux textes en vigueur et une information régulière sur l’utilisation des ressources collectées.

Pour les contribuables, la question centrale restera celle du lien entre les obligations fiscales et les résultats visibles sur le terrain : amélioration des infrastructures, assainissement, entretien des routes et renforcement des services publics, selon les compétences et les moyens des autorités concernées.

Un test de gouvernance pour Kasumbalesa

Le lancement de la digitalisation des taxes et impôts ouvre ainsi un chantier qui dépasse la simple introduction d’outils numériques. Il pose la question de la capacité de l’administration urbaine à instaurer des mécanismes de collecte plus fiables, à sécuriser les recettes et à renforcer la confiance des contribuables.

Les prochains mois permettront d’apprécier les résultats concrets du dispositif, notamment en matière de traçabilité des paiements, de réduction des irrégularités et d’amélioration de la mobilisation des recettes.

La transparence des procédures, l’accessibilité des moyens de paiement, la protection des données, la publication des résultats et l’existence de mécanismes de contrôle seront autant d’éléments déterminants pour mesurer les progrès accomplis.

À Kasumbalesa, le défi est désormais de transformer la digitalisation en un instrument durable de bonne gouvernance, afin que chaque recette régulièrement mobilisée puisse être suivie et que la gestion des fonds publics réponde davantage aux exigences de transparence et de redevabilité.

JOSEPH MALABA

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