
Des tensions foncières secouent le quartier Mivuka, dans la province du Lualaba. Ce mardi 27 octobre 2026, des habitants vivant à proximité de l’entreprise SOCIDEX sont descendus dans la rue pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une tentative de spoliation de leurs terres. Au cœur de leur mobilisation : le bornage annoncé de plus de 75 hectares, qui suscite des inquiétudes quant à la sécurité de leurs parcelles et au respect de leurs droits fonciers.

La question foncière s’invite une nouvelle fois au centre des préoccupations dans la province du Lualaba. À Mivuka, des habitants ont manifesté ce mardi 27 octobre pour alerter l’opinion publique et interpeller les autorités compétentes sur une situation qu’ils jugent préoccupante.
À proximité de l’entreprise SOCIDEX, les manifestants dénoncent une présumée spoliation foncière liée au bornage de plus de 75 hectares. Selon les informations rapportées, cette opération suscite de vives inquiétudes parmi les riverains, qui craignent pour la sécurité de leurs parcelles et la préservation de leurs droits de propriété.
Pour ces habitants, l’enjeu dépasse la simple délimitation d’un espace foncier. Il touche directement à la sécurité de leurs biens, à la stabilité de leurs familles et à la reconnaissance de leurs droits sur les terrains qu’ils revendiquent.
Plus de 75 hectares au cœur de la controverse
Le bornage de cette vaste superficie constitue le principal point de crispation entre les habitants mobilisés et les intérêts fonciers qu’ils contestent.
Si les circonstances exactes de cette opération restent à établir, les riverains entendent faire entendre leur voix face à ce qu’ils perçoivent comme une menace pour leurs parcelles.
Dans un contexte où les questions d’accès à la terre et de sécurisation des titres fonciers peuvent devenir des sources de tensions sociales, la situation de Mivuka appelle à une clarification rapide des faits.
Plusieurs éléments devront notamment être vérifiés : les limites exactes des terrains concernés, l’identité des personnes ou des structures à l’origine du bornage, ainsi que les documents administratifs et fonciers justifiant cette opération.
À ce stade, aucune conclusion définitive ne peut être tirée sur la légalité du bornage ni sur l’existence effective d’une spoliation. Les faits nécessitent des vérifications auprès des services compétents et des différentes parties concernées.
Les habitants interpellent les autorités
Face à leurs inquiétudes, les habitants de Mivuka demandent une intervention urgente des autorités compétentes afin de prévenir toute aggravation de la situation.
Ils réclament notamment la protection de leurs parcelles, la clarification des limites foncières et le respect de leurs droits. Leur mobilisation traduit leur volonté d’obtenir des réponses concrètes à leurs préoccupations et d’éviter que le différend ne dégénère.
Les autorités locales, les services des Affaires foncières ainsi que les instances administratives concernées sont ainsi appelés à examiner le dossier avec diligence, en confrontant les revendications des habitants aux documents officiels disponibles.
Une vérification rigoureuse sur le terrain pourrait permettre de déterminer les limites des propriétés concernées, de retracer l’historique des droits revendiqués et d’identifier les éventuelles irrégularités.
Un dossier qui exige transparence et impartialité
Au-delà de la mobilisation de ce mardi, l’affaire de Mivuka pose la question de la sécurisation foncière et de la prévention des conflits liés à la terre dans le Lualaba.
Dans une province marquée par d’importantes activités économiques, la coexistence entre les populations, les entreprises et les différents acteurs fonciers nécessite des mécanismes de contrôle transparents ainsi qu’une application rigoureuse de la législation en vigueur.
Pour éviter toute escalade, les autorités sont attendues sur le terrain de la médiation, de la vérification documentaire et du respect des procédures légales. Toute décision devra tenir compte des droits légalement établis, sans préjuger de la responsabilité d’une partie avant la clarification des faits.
À Mivuka, les habitants attendent désormais des actes. Leur principale revendication est claire : obtenir des garanties sur leurs parcelles et voir leur situation examinée par les services compétents.
Reste à savoir quelle sera la réaction des autorités face à cette mobilisation et quelles conclusions ressortiront des vérifications relatives au bornage des plus de 75 hectares contestés.
L’évolution de ce dossier foncier sera déterminante pour apaiser les inquiétudes des habitants et établir les responsabilités éventuelles dans le respect de la loi.
Rédaction : ALERTENEWS.CD