Kabinda : la pénurie d’eau potable plonge les femmes dans un quotidien de souffrance et d’incertitude

Dans la ville de Kabinda, chef-lieu de la province du Lomami, l’accès à l’eau potable devient de plus en plus préoccupant. Depuis l’interruption de la desserte de la REGIDESO, consécutive aux dégâts provoqués par les pluies du 25 octobre 2026, de nombreuses familles sont contraintes de se tourner vers des sources d’approvisionnement précaires. Une situation qui affecte particulièrement les femmes, désormais obligées de parcourir de longues distances pour trouver de l’eau, parfois dans des conditions sanitaires alarmantes.

À Kabinda, la recherche de l’eau est devenue une véritable épreuve quotidienne. Privées de leur approvisionnement habituel, les populations doivent désormais redoubler d’efforts pour satisfaire un besoin aussi fondamental que vital. Sur le terrain, la réalité est particulièrement préoccupante : eaux troubles, sources insalubres, absence d’aménagements sanitaires adéquats et accès difficile aux points de ravitaillement.

Les images recueillies par la rédaction d’Alertenews.cd illustrent l’ampleur des difficultés auxquelles sont confrontés les habitants. Dans plusieurs endroits, l’accès à l’eau nécessite de traverser des collines et des vallées, transformant une activité domestique ordinaire en un véritable parcours du combattant.

Les femmes, premières victimes d’une crise qui bouleverse les ménages

Dans cette situation, les femmes se retrouvent particulièrement exposées. Chargées, pour beaucoup, d’assurer l’approvisionnement quotidien des familles, elles doivent désormais consacrer une partie importante de leur journée à la recherche de quelques litres d’eau.

Munies de leurs récipients, elles parcourent des distances parfois considérables, empruntant des passages difficiles et des zones qui ne présentent pas toujours des conditions de sécurité satisfaisantes.

Cette réalité ne se limite pas à la fatigue physique. Elle perturbe également l’organisation familiale, réduit le temps consacré aux activités économiques et impose une charge supplémentaire à des femmes déjà fortement sollicitées par les responsabilités domestiques.

Pour ces habitantes, chaque journée commence désormais avec une préoccupation majeure : trouver de l’eau en quantité suffisante pour préparer les repas, assurer l’hygiène du foyer et répondre aux besoins des enfants.

Des conditions d’approvisionnement qui font craindre une menace sanitaire

Au-delà des difficultés physiques et sociales, la qualité de l’eau disponible constitue une autre source d’inquiétude.

Le recours à des sources dont la salubrité n’est pas garantie expose les ménages à des risques sanitaires importants. La consommation d’eau contaminée peut notamment favoriser l’apparition de maladies hydriques telles que le choléra, la fièvre typhoïde et les maladies diarrhéiques.

Les enfants et les personnes vulnérables figurent parmi les populations les plus exposées aux conséquences d’une consommation prolongée d’eau insalubre.

Dans un contexte où les conditions d’hygiène deviennent de plus en plus difficiles à maintenir, la situation nécessite une attention particulière des services sanitaires et des autorités compétentes.

L’interruption de la desserte de la REGIDESO au cœur des difficultés

À l’origine de cette situation figure l’interruption de la desserte de la REGIDESO, consécutive aux dégâts occasionnés par les pluies du 25 octobre 2026.

Depuis cet incident, les habitants éprouvent d’importantes difficultés pour accéder à l’eau potable. Cette situation met en évidence la vulnérabilité des infrastructures de distribution face aux intempéries et les conséquences directes de leur dysfonctionnement sur les conditions de vie des populations.

La remise en état des installations endommagées apparaît dès lors comme une priorité pour permettre le retour à une desserte normale.

Un SOS adressé aux autorités pour une intervention urgente

Face à cette situation devenue particulièrement éprouvante, les femmes de Kabinda lancent un appel pressant aux autorités compétentes. Elles réclament une intervention rapide afin de rétablir l’approvisionnement en eau potable et de mettre un terme aux difficultés auxquelles leurs familles sont quotidiennement confrontées.

Au-delà de la réparation des infrastructures de la REGIDESO, la mise en place de mesures provisoires d’approvisionnement en eau salubre pourrait permettre de soulager les ménages pendant cette période difficile.

Les autorités provinciales, les responsables de la REGIDESO ainsi que les services concernés sont ainsi interpellés sur l’urgence d’une réponse concrète et durable.

Une urgence sociale qui appelle des réponses concrètes

La situation observée à Kabinda rappelle que l’accès à l’eau potable constitue un enjeu majeur de santé publique, de dignité humaine et de développement social.

Derrière les longues files d’attente et les récipients transportés sur des chemins difficiles se dessine une réalité souvent peu visible : celle des femmes qui supportent l’essentiel du poids de cette crise pour assurer les besoins élémentaires de leurs familles.

Pour ces habitantes, l’attente n’a que trop duré. Le rétablissement de la desserte en eau potable ne relève plus simplement d’une nécessité technique, mais d’une urgence sociale et sanitaire.

À Kabinda, l’eau manque aux robinets, mais les besoins des familles, eux, ne peuvent attendre.

Alertenews.cd

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