MIBA : avant le décaissement des 50 millions USD promis par Félix Tshisekedi, les actionnaires exigent un audit interne pour garantir une relance transparente

La relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), entreprise stratégique du secteur diamantifère en République démocratique du Congo, franchit une nouvelle étape. Avant l’utilisation effective des 50 millions de dollars américains promis par le président de la République, Félix Tshisekedi, les actionnaires de l’entreprise réclament la réalisation d’un audit interne afin d’assurer une gestion transparente et efficace des ressources destinées à sa renaissance.

Cette exigence a été formulée par le président du Conseil d’administration de la MIBA, Jean-Charles Okoto, au cours d’une interview accordée à notre rédaction.Selon lui, les 50 millions de dollars annoncés par le Chef de l’État sont déjà disponibles depuis un certain temps.

Toutefois, leur décaissement ne pourra intervenir qu’après un examen approfondi de la situation interne de l’entreprise, notamment à travers un audit qui permettra d’évaluer la gouvernance, les finances ainsi que les besoins réels de la société.

Jean-Charles Okoto estime que cette démarche constitue une garantie essentielle pour que les fonds publics soient utilisés de manière optimale et produisent les résultats attendus dans le cadre du plan de relance.Le président du Conseil d’administration rappelle également que la relance de la MIBA ne repose pas uniquement sur l’État congolais.

Il souligne que l’actionnaire minoritaire est également appelé à contribuer financièrement afin d’accompagner les investissements prévus et de respecter ses engagements dans le processus de redressement de l’entreprise.

Pour les responsables de la société, cette implication des différentes parties prenantes est indispensable afin de remettre la MIBA sur la voie de la production, de restaurer sa compétitivité et de lui permettre de retrouver sa place dans l’industrie minière nationale.Depuis plusieurs années, la MIBA traverse une profonde crise marquée par une baisse de la production, des difficultés financières, l’accumulation des dettes ainsi que des retards dans le paiement des travailleurs.

La promesse présidentielle de 50 millions de dollars avait suscité un immense espoir parmi les employés et les populations du Kasaï-Oriental, qui voient dans cette entreprise un moteur essentiel de l’économie régionale.

L’exigence d’un audit interne avant tout décaissement traduit ainsi la volonté des actionnaires de privilégier la transparence, la bonne gouvernance et la redevabilité, afin que les investissements annoncés se traduisent par une véritable renaissance de la Minière de Bakwanga et contribuent durablement à la relance économique de la province et du pays.

REDACTION

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