
Kananga, 9 octobre 2026. Le vol du panneau solaire d’un lampadaire public installé sur l’avenue Kasa-Vubu, au niveau de Biancky, à proximité de l’école Chenouda, suscite l’indignation. Le forfait, qui aurait été commis dans la nuit du 8 au 9 octobre 2026, prive les habitants d’un équipement d’éclairage présenté comme essentiel à la sécurité et à la vie quotidienne du quartier.
Au-delà de la disparition d’un simple panneau solaire, cet acte soulève une question fondamentale : comment assurer la préservation des infrastructures publiques lorsque celles-ci sont exposées aux actes de vandalisme et aux vols ?
Un éclairage public au service de toute une communauté
Sur l’avenue Kasa-Vubu, à Biancky, ce lampadaire ne représentait pas uniquement un dispositif d’éclairage nocturne. Il contribuait également à améliorer les conditions de circulation et à renforcer le sentiment de sécurité des riverains.
Habitants, élèves et commerçants bénéficiaient de la lumière diffusée par cette installation, particulièrement utile à la tombée de la nuit. Sa présence permettait de rendre les déplacements plus aisés et de limiter les risques liés à l’obscurité.
La disparition de son panneau solaire compromet désormais le fonctionnement de cet équipement et prive potentiellement toute une partie de la population d’un service dont l’utilité était collective.
Pour les riverains, la préoccupation dépasse ainsi la valeur matérielle de l’objet dérobé. Elle concerne également les conséquences de cet acte sur le cadre de vie et la sécurité du voisinage.
Le développement local confronté à l’incivisme
Dans une province où les attentes en matière d’infrastructures, d’assainissement et d’amélioration des conditions de vie restent importantes, la protection des équipements publics constitue un enjeu majeur.
Les installations destinées à l’ensemble de la population ne peuvent remplir durablement leur mission que si elles sont préservées contre les dégradations et les appropriations frauduleuses.
Le vol signalé à Biancky remet ainsi au centre du débat la responsabilité citoyenne dans la conservation des biens d’intérêt collectif. Lorsqu’un équipement public est soustrait ou détérioré, ce sont les habitants eux-mêmes qui en subissent les conséquences.
L’indignation exprimée par Gilbert Kabongo traduit cette préoccupation. Il dénonce un comportement qu’il considère comme un acte d’incivisme, susceptible de compromettre les efforts engagés pour le développement du Kasaï-Central.
La question interpelle également les autorités locales sur la nécessité de renforcer la surveillance des installations publiques et de favoriser une collaboration plus étroite avec les communautés.
Un appel à la vigilance et à la responsabilité citoyenne
Face à cette situation, un appel est lancé aux habitants du quartier afin qu’ils contribuent à la recherche d’informations susceptibles d’aider à identifier les auteurs de ce vol.
Toute personne disposant d’éléments utiles est invitée à se rapprocher des autorités du quartier pour leur transmettre les renseignements en sa possession.
Les autorités locales sont, pour leur part, appelées à prendre les mesures nécessaires afin de prévenir la répétition de tels actes et de favoriser la sécurisation des équipements collectifs.
Au-delà de la recherche des éventuels responsables, cet incident rappelle l’importance de développer une véritable culture de protection du patrimoine public. La sensibilisation de la population, la vigilance de proximité et la réaction des services compétents peuvent contribuer à limiter les actes portant atteinte aux biens communs.
Préserver les biens publics, une responsabilité partagée
Le cas de Biancky illustre un défi auquel sont confrontées de nombreuses communautés : construire des infrastructures utiles est une étape importante, mais assurer leur entretien et leur protection demeure tout aussi essentiel.
Le développement ne repose pas uniquement sur la réalisation de nouveaux ouvrages. Il dépend également de la capacité collective à préserver ceux qui existent déjà.
À Kananga, le vol signalé sur l’avenue Kasa-Vubu appelle donc à une mobilisation citoyenne et institutionnelle. Car lorsqu’un équipement destiné à tous disparaît, c’est une partie du service rendu à la communauté qui s’évanouit avec lui.
Protéger les biens publics, c’est défendre l’intérêt général et préserver les acquis du développement local.
Gilbert Kabongo.