
En l’espace de quelques heures, deux professionnels des médias ont été victimes d’actes criminels distincts dans la capitale cuprifère. Entre des biens emportés au domicile d’un journaliste de l’Agence congolaise de presse et le vol d’un véhicule appartenant à un journaliste de CongoDurable, ces incidents ravivent les inquiétudes sur la sécurité des personnes et de leurs biens à Lubumbashi.
LUBUMBASHI, 11 octobre 2026. La recrudescence de l’insécurité dans la ville de Lubumbashi prend une tournure préoccupante. Dans la nuit de samedi à dimanche, deux journalistes ont été victimes de cambriolages et de vols dans des circonstances distinctes, illustrant une nouvelle fois la vulnérabilité des habitants face aux actes de banditisme urbain.
Ces deux incidents, rapportés par le journaliste Patient Lukusa, surviennent dans un contexte marqué par des inquiétudes croissantes au sein de la population du Haut-Katanga, où les cambriolages et les braquages alimentent le sentiment d’insécurité.
Au-delà des pertes matérielles subies par les victimes, ces événements relancent la question de l’efficacité des dispositifs de prévention et de lutte contre la criminalité dans cette ville stratégique du sud-est de la République démocratique du Congo.
Un journaliste de l’ACP cambriolé en pleine nuit
Le premier cas concerne un journaliste de l’Agence congolaise de presse (ACP), dont le domicile, situé du côté de l’avenue de l’Église, non loin de l’avenue Kasangulu, a été visité par des individus présentés comme des assaillants aux alentours de 1 h 30 du matin.
Selon les informations rapportées, plusieurs biens ont été emportés, notamment des téléphones. Les circonstances exactes de l’intrusion ainsi que l’identité des auteurs n’ont pas été précisées.
Cet acte intervient à une heure où les occupants des habitations sont généralement plongés dans leur sommeil, ce qui souligne les difficultés auxquelles les ménages peuvent être confrontés face aux intrusions nocturnes.
Pour la victime, à la perte des biens matériels s’ajoute nécessairement la préoccupation liée à la sécurité de son domicile et de ses proches.
Une Toyota Raum blanche disparaît dans une parcelle
Le second incident concerne un journaliste travaillant pour CongoDurable et membre des Best View Awards. Celui-ci a constaté, à son réveil dimanche matin, la disparition de son véhicule, une Toyota Raum blanche qui était stationnée dans sa parcelle, sur l’avenue Mohamed, non loin d’une guest-house de l’Université de Lubumbashi (UNILU).
D’après le récit relayé, le véhicule venait récemment d’être acheté et ne portait pas encore de plaques d’immatriculation. Les plaques avaient toutefois déjà été commandées.
La disparition de cette voiture constitue une perte particulièrement préoccupante pour son propriétaire, compte tenu de son acquisition récente.
Face à cette situation, le journaliste a lancé un appel aux services de sécurité afin qu’ils mettent tout en œuvre pour retrouver le véhicule et identifier les personnes impliquées dans ce vol.
Le numéro de châssis communiqué pour faciliter les recherches est le suivant : NCZ200063580.
Toute personne disposant d’informations fiables susceptibles d’aider à localiser le véhicule est invitée à les transmettre aux services compétents.
Quatre cambriolages visant des journalistes en moins d’un mois
L’élément le plus préoccupant réside dans la répétition de ces incidents. Selon les informations rapportées par Patient Lukusa, ces deux nouveaux cas portent à au moins quatre le nombre de cambriolages ayant touché des journalistes à Lubumbashi en moins d’un mois.
Cette succession d’actes criminels soulève des interrogations sur la protection des professionnels des médias, mais aussi sur la sécurité des habitants dans les différents quartiers de la ville.
Si les faits rapportés ne permettent pas, à ce stade, d’établir un lien entre les différentes affaires ni de conclure à un ciblage organisé des journalistes, leur fréquence mérite une attention particulière des autorités et des services d’enquête.
Les professionnels des médias, au même titre que les autres citoyens, doivent pouvoir exercer leur métier et mener leur vie quotidienne sans craindre de devenir les prochaines victimes de cambriolages ou de vols.
La multiplication de tels incidents peut également fragiliser le sentiment de sécurité nécessaire au fonctionnement normal des activités économiques, sociales et professionnelles.
Les autorités provinciales face à l’urgence sécuritaire
Dans ce contexte, les autorités provinciales du Haut-Katanga sont de nouveau interpellées sur la nécessité de renforcer les mesures de lutte contre la criminalité urbaine.
La prévention des cambriolages, l’intensification des patrouilles dans les zones sensibles, l’amélioration de la rapidité d’intervention et le suivi rigoureux des plaintes figurent parmi les pistes susceptibles de contribuer à une meilleure protection de la population.
Le suivi des enquêtes et la récupération des biens volés constituent également des enjeux essentiels pour restaurer la confiance des citoyens envers les services chargés de leur sécurité.
S’agissant du véhicule disparu, les recherches devront notamment permettre de vérifier les informations communiquées, d’exploiter les éventuels témoignages et de suivre toute piste utile à sa localisation.
Il appartient désormais aux services compétents de faire la lumière sur ces faits, d’identifier leurs auteurs présumés et de les présenter devant la justice conformément aux procédures légales.
La sécurité, une exigence pour les habitants de Lubumbashi
Lubumbashi demeure un centre économique majeur du Haut-Katanga, marqué par une intense activité commerciale et professionnelle. Dans une ville de cette importance, la sécurité des personnes et des biens représente un enjeu central pour la stabilité sociale et la confiance des habitants.
Les récents incidents rappellent que la lutte contre l’insécurité ne peut se limiter à des interventions ponctuelles. Elle exige une présence effective des services de sécurité, une collaboration avec la population, des enquêtes suivies et des réponses judiciaires appropriées.
Pour les deux journalistes victimes, la priorité immédiate reste la récupération des biens emportés et, dans le second cas, la localisation de la Toyota Raum blanche.
Pour les habitants de Lubumbashi, l’attente est plus large : celle de mesures concrètes capables d’endiguer les cambriolages et les vols à répétition.
La question demeure entière : quelles dispositions les autorités du Haut-Katanga entendent-elles prendre pour enrayer cette recrudescence de l’insécurité et garantir une meilleure protection des citoyens, y compris des professionnels des médias ?
REDACTION