RDC : deux pétitions visent Aimé Boji, Raïssa Malu et Jacques Djoli

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La scène politique congolaise est marquée par de nouvelles tensions autour de l’Assemblée nationale. Selon les informations rapportées, deux pétitions visant trois personnalités publiques, dont le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, et le rapporteur de la Chambre basse, Jacques Djoli, seraient en cours. La première aurait déjà recueilli 30 signatures, tandis que la seconde aurait atteint le quorum requis.

Ces initiatives interviennent dans un contexte de contestation dont les contours restent à préciser. Elles soulèvent notamment des interrogations sur les relations entre certains députés nationaux et les responsables visés, ainsi que sur le traitement administratif des démarches engagées.

Aimé Boji face à une pétition qui aurait recueilli 30 signatures

Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, serait au centre de la première pétition, qui aurait déjà obtenu 30 signatures de députés nationaux.

D’après les informations communiquées, cette initiative serait notamment liée à des déclarations attribuées au président de la Chambre basse au sujet des dépenses engagées par certains élus pour financer des réalisations dans leurs circonscriptions, notamment la construction de ponts, d’hôpitaux et d’écoles.

Ces propos auraient suscité des réactions négatives chez certains députés, qui estiment que leurs efforts en faveur du développement local ne devraient pas être présentés d’une manière susceptible de porter atteinte à leur réputation.

Pour les signataires mécontents, la question ne se limiterait donc pas à une divergence de communication. Elle toucherait également à la reconnaissance du travail accompli par les élus sur le terrain et à leurs relations avec le Bureau de l’Assemblée nationale.

Il reste toutefois à établir officiellement le nombre de signatures recueillies, les griefs détaillés de la pétition et les suites que pourrait lui réserver l’institution.

« Il a jeté l’opprobre sur les élus nationaux »

Joint au téléphone, un député national ayant signé la pétition contre Aimé Boji, mais ayant requis l’anonymat, a exprimé son indignation.

« Faire du Président de l’hémicycle national l’objet d’une pétition, c’est parce qu’il a jeté l’opprobre sur les élus nationaux en évoquant le dossier des dépenses engagées par eux-mêmes pour construire des ponts, hôpitaux et écoles, alors qu’ils n’ont jamais bénéficié d’aucune récompense de la part du Bureau. C’est salir nos réputations pour assouvir ses propres besoins », a-t-il déclaré.

Cette prise de position illustre le mécontentement exprimé par ce signataire à l’égard des propos attribués au président de l’Assemblée nationale.

La pétition pourrait ainsi devenir un moyen, pour ses initiateurs, de formaliser leur contestation et de demander des explications sur la gestion de cette controverse.

Néanmoins, les accusations formulées par ce député restent celles d’un signataire et ne constituent pas, à elles seules, une conclusion établie sur les intentions ou les responsabilités d’Aimé Boji.

Raïssa Malu et Jacques Djoli également concernés

La seconde pétition concernerait deux autres personnalités : Raïssa Malu, ministre de l’Éducation nationale, et Jacques Djoli, rapporteur de l’Assemblée nationale.

Selon les informations rapportées, cette initiative aurait déjà atteint le quorum requis. Si cette information est confirmée par les documents officiels et les services compétents, elle pourrait permettre à la procédure de franchir une étape importante.

La situation de ces deux responsables doit cependant être distinguée de celle d’Aimé Boji. Raïssa Malu est membre du gouvernement congolais, tandis que Jacques Djoli exerce des responsabilités au sein de l’Assemblée nationale.

Les motifs précis de cette seconde pétition, les griefs formulés contre chacun des deux responsables et les modalités de son éventuel examen restent à clarifier.

À ce stade, il convient donc de ne pas confondre l’annonce de l’atteinte du quorum avec une éventuelle validation officielle de la procédure ou une décision sur le fond.

Le service courrier au cœur de la controverse

Autre élément rapporté dans cette affaire : le dépôt de la seconde pétition aurait été retardé.

Selon les informations communiquées, le document devait être déposé le vendredi 9 octobre 2026. Cependant, le dépôt n’aurait pas eu lieu en raison de la fermeture du service courrier de l’Assemblée nationale.

Des sources évoquent une possible instruction du Bureau visant à empêcher l’enregistrement de la pétition, par crainte de ses conséquences. Cette affirmation n’a toutefois pas été confirmée de manière indépendante.

Si la fermeture du service courrier est avérée, des éclaircissements seraient nécessaires pour en déterminer les raisons, la durée et les conséquences sur le traitement de cette initiative.

Dans une institution parlementaire, l’enregistrement des documents officiels constitue une étape importante du fonctionnement administratif. La transparence sur les procédures suivies permet notamment de prévenir les contestations relatives à la recevabilité et au traitement des démarches des élus.

Une séquence politique à suivre de près

Au-delà des trois personnalités visées, ces initiatives posent la question de la gestion des désaccords au sein des institutions congolaises.

Le recours aux pétitions peut permettre aux élus de formaliser leurs griefs dans le cadre des règles applicables. Mais leur portée dépendra de plusieurs éléments : l’authenticité des signatures, la conformité aux procédures, la précision des motifs invoqués et les suites réservées aux documents par les autorités compétentes.

Pour l’heure, aucune conclusion définitive ne peut être tirée quant à l’issue de ces démarches. La réaction officielle d’Aimé Boji, de Raïssa Malu et de Jacques Djoli, ainsi que les éventuelles communications du Bureau de l’Assemblée nationale, permettraient d’éclairer davantage cette affaire.

Une double initiative parlementaire qui pourrait ouvrir une nouvelle séquence de tensions institutionnelles en RDC, à condition que les informations relatives aux signatures, au quorum et aux circonstances du dépôt soient confirmées.

Rédaction AlerteNews — L’évolution de ces pétitions reste à suivre, dans l’attente de confirmations officielles et des réactions des personnalités concernées.

REDACTION

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