
Kisangani – Dans un contexte marqué par les préoccupations sanitaires liées à la propagation du virus Ebola, l’Assemblée provinciale de la Tshopo a décidé de suspendre temporairement ses activités ordinaires pour une période de 21 jours, à compter de ce vendredi 6 novembre 2026. Une mesure préventive qui traduit la volonté des autorités provinciales de contribuer à la limitation des risques de contamination au sein des institutions publiques.
La décision, signée par le président de l’Assemblée provinciale, Mateus Kanga, intervient dans le cadre des dispositions visant à prévenir la propagation du virus Ebola et à protéger les élus provinciaux, les agents administratifs ainsi que les autres personnes fréquentant régulièrement les installations de cette institution.
Cette suspension des activités ordinaires ne signifie toutefois pas un arrêt total du fonctionnement de l’Assemblée provinciale. Des dispositions particulières ont été prises afin de garantir la continuité de certaines missions jugées essentielles.
En effet, les commissions spéciales d’enquête ainsi que la Commission économique et financière, déjà déployées sur le terrain, sont autorisées à poursuivre leurs travaux. Cette exception vise notamment à permettre à ces structures de mener à terme leurs missions sans compromettre les responsabilités institutionnelles de l’Assemblée provinciale.
Par ailleurs, un service minimum sera maintenu au sein de l’administration provinciale afin d’assurer la gestion des dossiers prioritaires et la continuité des opérations indispensables au fonctionnement de l’institution.
Une mesure de précaution face à l’urgence sanitaire
À travers cette décision, le bureau de l’Assemblée provinciale entend privilégier la prévention dans un contexte où la vigilance sanitaire demeure de mise. La réduction temporaire des rassemblements et des activités ordinaires apparaît ainsi comme une mesure de précaution destinée à limiter les risques d’exposition au virus.
Cette initiative intervient alors que la lutte contre Ebola exige une mobilisation collective, impliquant aussi bien les autorités sanitaires que les institutions politiques, les services administratifs et les communautés locales.
Au-delà de son caractère exceptionnel, cette suspension pose également la question de la responsabilité des institutions publiques dans la prévention des urgences sanitaires. La continuité des missions essentielles, combinée à la limitation temporaire des activités non prioritaires, constitue un équilibre recherché entre impératifs de santé publique et obligations institutionnelles.
Pendant ces 21 jours, l’attention restera donc tournée vers l’évolution de la situation sanitaire dans la province de la Tshopo, ainsi que vers les mesures susceptibles d’être prises pour garantir une reprise normale des activités à l’issue de cette période.
À la Tshopo, la prévention sanitaire s’impose désormais comme une priorité, jusque dans le fonctionnement des institutions provinciales.
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