
Alors que le débat autour du changement de la Constitution continue d’alimenter la scène politique congolaise, Augustin Kabuya est monté au créneau pour clarifier la position de l’Union Sacrée concernant la création de nouvelles plateformes et initiatives politiques.
Réagissant aux discussions suscitées par la Coalition des Congolais pour le Changement de la Constitution, le secrétaire général de l’UDPS a affirmé qu’aucune disposition de la charte de l’Union Sacrée n’interdit à un parti politique ou à un regroupement de lancer une initiative politique ou citoyenne.
Il n’y a aucune disposition dans la charte de l’Union Sacrée qui interdit à un parti ou regroupement politique de créer des initiatives,
a déclaré Augustin Kabuya.
Pour plusieurs observateurs, cette déclaration vient ouvrir davantage l’espace politique au sein de la majorité présidentielle, où différents acteurs multiplient des réflexions sur les réformes institutionnelles et constitutionnelles de la République démocratique du Congo.
Depuis plusieurs mois, la question du changement de la Constitution revient régulièrement dans les débats publics.
Les partisans de cette réforme estiment qu’il est nécessaire d’adapter certaines institutions aux réalités actuelles du pays afin de renforcer l’efficacité de l’État, la stabilité politique et la gouvernance.
D’autres voix, en revanche, appellent à la prudence et insistent sur le respect des équilibres démocratiques ainsi que des acquis constitutionnels.
Dans ce contexte, la sortie médiatique d’Augustin Kabuya apparaît comme un signal politique fort.
Elle traduit une volonté de laisser s’exprimer différentes sensibilités au sein de l’Union Sacrée, tout en maintenant la cohésion de la plateforme autour des grandes orientations du pouvoir en place.
La Coalition des Congolais pour le Changement de la Constitution poursuit quant à elle ses activités de sensibilisation et de mobilisation autour de l’idée d’une réforme constitutionnelle qu’elle juge indispensable pour
refonder l’État congolais.
Le débat reste donc ouvert dans un climat politique où les questions institutionnelles occupent désormais une place centrale à l’approche des grands enjeux de gouvernance et de consolidation démocratique en République démocratique du Congo.