
Au Sénégal, l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko effectue un retour remarqué au cœur des institutions.
Quelques jours seulement après son départ de la Primature, il a été élu ce mardi président de l’Assemblée nationale avec 132 voix sur 133 votants, enregistrant une seule abstention.
Le scrutin s’est tenu à Dakar dans un climat politique particulièrement tendu. Une partie de l’opposition a choisi de boycotter la séance, dénonçant les conditions entourant le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale ainsi que l’influence grandissante du parti au pouvoir.
Malgré ces contestations, la majorité parlementaire du PASTEF a largement soutenu la candidature de son leader historique, lui offrant une victoire écrasante qui renforce davantage son poids politique au sein de l’appareil d’État.Cette élection marque une nouvelle étape dans la recomposition du paysage politique sénégalais.
Elle semble également confirmer la rupture entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye, alors que les deux hommes avaient pourtant conquis ensemble le pouvoir lors de l’élection présidentielle de 2024 sous le célèbre slogan
Diomaye mooy Sonko
Le retour de Sonko à une fonction institutionnelle majeure suscite déjà de nombreuses réactions dans l’opinion publique sénégalaise et au sein de la classe politique.
Pour ses partisans, cette élection constitue une démonstration de force politique et la preuve de son influence intacte. Ses détracteurs, en revanche, y voient un signe de tensions persistantes au sommet de l’État.
Avec la présidence de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko retrouve désormais une position stratégique qui pourrait lui permettre d’orienter les grands débats politiques et institutionnels du Sénégal dans les mois à venir.
Rédaction