
Au lendemain des incidents enregistrés lors de la manifestation organisée à Kinshasa autour des débats politiques en cours, l’opposant Moïse Katumbi a pris la parole pour dénoncer des violences qu’il qualifie de graves atteintes aux libertés démocratiques en République démocratique du Congo.Dans une déclaration rendue publique après l’événement tenu ce jour à l’Assemblée nationale, affirme que des citoyens congolais qui exerçaient leur droit constitutionnel de manifester auraient été violemment pris à partie.
Il accuse notamment la « Force du Progrès », une structure proche de l’UDPS, d’être impliquée dans ces actes, tout en dénonçant ce qu’il présente comme une passivité des forces de l’ordre face aux violences.Selon l’opposant, la situation aurait fait plusieurs blessés, dont certains dans un état jugé préoccupant.
Il évoque également des inquiétudes concernant d’éventuelles pertes en vies humaines et appelle à une clarification des faits afin d’établir les responsabilités.Dans sa réaction, Moïse Katumbi met directement en cause la responsabilité du pouvoir en place dans la montée des tensions politiques. Il estime que les autorités doivent garantir la protection des citoyens, le respect des libertés publiques et l’exercice du droit de manifester consacré par les textes fondamentaux du pays.Poursuivant son message, le président d’Ensemble pour la République réaffirme sa détermination à continuer son engagement politique par des voies pacifiques et démocratiques. Il assure que son camp restera mobilisé pour défendre, selon lui, la Constitution, les acquis démocratiques et l’avenir de la République démocratique du Congo.
Cette sortie intervient dans un contexte politique particulièrement sensible en RDC, marqué par des divergences profondes entre le pouvoir et plusieurs forces de l’opposition autour de grandes questions nationales. Les événements de Kinshasa relancent ainsi le débat sur le respect des libertés publiques et la nécessité d’un climat politique apaisé.Alors que les réactions continuent de se multiplier, l’opinion nationale reste dans l’attente des éclaircissements des autorités sur le déroulement exact des incidents ayant marqué cette journée de mobilisation.
redaction