
Le gouvernement de la République démocratique du Congo réagit aux accusations de répression lancées par les organisateurs du sit-in de l’opposition tenu ce vendredi devant le Palais du Peuple à Kinshasa.
Par la voix de la vice-ministre de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Eugénie Tshiela Kamba, l’exécutif congolais rejette toute utilisation disproportionnée de la force par les services de sécurité.Après une visite effectuée sur le lieu de la manifestation, la vice-ministre a affirmé avoir constaté une situation différente de celle décrite par certains acteurs de l’opposition.
Elle a assuré que les libertés publiques et les droits fondamentaux restent garantis en République démocratique du Congo sous la conduite du président Félix Tshisekedi.« Les droits humains sont respectés dans notre pays », a-t-elle déclaré, tout en dénonçant ce qu’elle qualifie de « mise en scène » visant, selon elle, à ternir l’image des institutions et des forces de défense et de sécurité.Au centre de la polémique, les accusations faisant état de violences et de répression lors du rassemblement.
Eugénie Tshiela Kamba a contesté ces allégations, affirmant que certains éléments présentés comme des preuves de violences auraient été manipulés. Elle a notamment évoqué l’utilisation présumée de sang d’animaux pour appuyer les accusations portées contre les forces de l’ordre.La responsable gouvernementale a également tenu à saluer le comportement de la Police nationale congolaise (PNC), qu’elle qualifie de professionnel dans la gestion de la manifestation. Selon elle, aucun tir à balle réelle n’a été enregistré aux abords du Palais du Peuple, contrairement aux affirmations avancées par certains membres de l’opposition.Cette sortie intervient dans un contexte marqué par des tensions politiques autour de l’organisation des manifestations publiques en RDC.
Le gouvernement réaffirme son engagement à maintenir l’ordre public tout en garantissant l’exercice des libertés constitutionnelles, tandis que l’opposition continue de dénoncer ce qu’elle considère comme des restrictions à son droit de manifester.
La polémique autour de ce sit-in reste ainsi au cœur du débat politique national, entre les assurances des autorités sur le respect des droits civiques et les contestations persistantes des forces de l’opposition.
redaction