
Ils réclament des explications du gouvernement sur l’état de siège, l’agression rwandaise via l’AFC/M23 et les attaques persistantes des ADFLa crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo continue de provoquer des réactions au sein des institutions nationales.

Les députés nationaux élus du Nord-Kivu et de l’Ituri ont décidé de suspendre leur participation aux travaux de l’Assemblée nationale, dénonçant l’absence d’un débat approfondi sur la dégradation de la situation sécuritaire dans leurs provinces.
À travers cette décision, ces élus veulent interpeller la représentation nationale sur l’urgence d’examiner les violences qui touchent depuis plusieurs années les populations civiles de l’Est du pays. Ils estiment que la situation exige une attention particulière de la part du Parlement et du gouvernement.
Au cœur de leurs revendications figurent notamment l’évaluation de l’état de siège instauré depuis 2021, les conséquences de ce régime exceptionnel sur la gestion des provinces concernées, ainsi que les réponses apportées par les autorités face aux menaces sécuritaires persistantes.
Les députés exigent également des explications du gouvernement sur la progression de l’agression attribuée au Rwanda à travers la rébellion de l’ (AFC/M23), ainsi que sur la multiplication des attaques des (ADF) dans plusieurs territoires du Nord-Kivu et de l’Ituri.Pour ces parlementaires, le silence ou le report des discussions sur ces questions constitue une situation préoccupante, alors que les populations continuent de faire face aux déplacements forcés, aux massacres et à l’insécurité quotidienne.
Cette suspension de participation aux plénières se veut donc un moyen de pression politique afin d’obtenir l’ouverture d’un débat national consacré à la situation de l’Est et de pousser le gouvernement à présenter des réponses concrètes aux préoccupations des habitants de ces provinces meurtries.Les élus du Nord-Kivu et de l’Ituri appellent ainsi à une mobilisation institutionnelle forte pour rétablir la sécurité, protéger les populations civiles et trouver des solutions durables à une crise qui perdure depuis plusieurs années.
REDACTION