
Kinshasa – Le ministre des Droits humains appelle les acteurs politiques à privilégier la concertation afin de préserver la paix sociale et garantir l’exercice des libertés publiques en République démocratique du Congo.À l’approche des prochaines mobilisations politiques annoncées dans la capitale congolaise, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a réuni mercredi 24 juin 2026 à Kinshasa plusieurs parties prenantes de la vie nationale dans le cadre d’une rencontre de concertation consacrée à la gestion des manifestations publiques et à la protection des citoyens.
Autour de la table figuraient notamment des représentants des partis politiques de l’opposition, des membres de la majorité ainsi que des acteurs issus de la société civile. Cette initiative visait à créer un espace d’échanges entre les différents acteurs afin d’identifier les voies permettant d’assurer un climat apaisé avant les prochains rendez-vous politiques.Préserver les libertés publiques tout en garantissant la sécuritéAu centre des discussions, la question de l’équilibre entre le droit constitutionnel de manifester et l’impératif de préserver l’ordre public a occupé une place importante.Le ministre Samuel Mbemba Kabuya a rappelé que la liberté de manifestation constitue un droit fondamental reconnu à chaque citoyen, mais que son exercice doit s’accompagner d’un sens élevé de responsabilité de la part de tous les acteurs impliqués.
Selon lui, les autorités publiques, les organisateurs des manifestations ainsi que les participants doivent œuvrer ensemble afin d’éviter tout dérapage pouvant entraîner des atteintes à la sécurité des personnes et des biens.« Le rôle du ministère des Droits humains est de veiller à la protection des droits fondamentaux de tous les Congolais, tout en encourageant un environnement où ces droits peuvent s’exercer dans le respect de la loi », a fait savoir le ministre au cours de cette rencontre.Un appel à la retenue avant la marche annoncée du 8 juilletÀ l’issue de la réunion, Samuel Mbemba Kabuya s’est exprimé sur la manifestation annoncée prochainement dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.
Tout en reconnaissant la légitimité du droit à la mobilisation citoyenne, le ministre a insisté sur la nécessité d’une organisation responsable, respectueuse des règles établies et soucieuse de préserver la tranquillité publique.Il a invité les acteurs politiques concernés à privilégier les discussions et les mécanismes démocratiques plutôt que des actions susceptibles d’accentuer les tensions dans le pays.
Pour lui, le dialogue demeure un outil essentiel pour résoudre les différends et maintenir la cohésion nationale dans un contexte politique marqué par plusieurs débats majeurs.La réforme constitutionnelle au cœur des préoccupationsLa question de la réforme constitutionnelle a également été abordée lors des échanges. Le ministre des Droits humains a estimé que ce sujet, qui suscite des positions divergentes au sein de la classe politique congolaise, doit continuer à être débattu dans le respect des institutions et des procédures démocratiques.
Samuel Mbemba Kabuya a appelé les différentes sensibilités politiques à faire valoir leurs arguments dans un cadre républicain, estimant que les divergences d’opinions constituent un élément normal dans une démocratie, à condition qu’elles ne débouchent pas sur des affrontements.Vers un cadre permanent de concertationÀ l’issue de cette réunion, plusieurs participants ont plaidé pour l’instauration d’un mécanisme permanent de dialogue entre les forces politiques et sociales du pays.Ce cadre pourrait permettre d’anticiper les tensions, de favoriser la communication entre les parties prenantes et de renforcer la confiance autour des grandes questions nationales.
Dans un contexte où les débats sur les réformes institutionnelles et les libertés publiques occupent une place centrale dans l’espace politique congolais, cette rencontre apparaît comme une tentative de rapprocher les positions et de privilégier la voie de la concertation.
AlerteNews.cd – Rédaction