#Kolwezi : La DGI met Kamoto Copper Company sous scellés pour un litige fiscal de près de 3 milliards USD, un choc pour le secteur minier congolais

Kolwezi, 9 juillet 2026 – La Direction Générale des Impôts (DGI) a procédé, ce jeudi 9 juillet, à la mise sous scellés des installations de Kamoto Copper Company (KCC), à Kolwezi, dans la province du Lualaba.

Cette mesure, qui entraîne la suspension temporaire des activités de cette importante société minière contrôlée par le groupe Glencore, intervient dans le cadre d’un important différend fiscal évalué à près de 3 milliards de dollars américains.Selon les informations disponibles, cette décision de l’administration fiscale congolaise vise à contraindre l’entreprise à régulariser sa situation vis-à-vis du Trésor public. Les installations concernées ont été scellées par les agents de la DGI, entraînant un arrêt immédiat des opérations d’exploitation sur le site.KCC figure parmi les plus grands producteurs de cuivre et de cobalt de la République démocratique du Congo.

L’entreprise joue un rôle stratégique dans l’économie nationale grâce à ses importantes exportations, à sa contribution fiscale, ainsi qu’aux milliers d’emplois directs et indirects qu’elle génère dans la province du Lualaba.La suspension des activités de cette filiale de Glencore suscite de nombreuses inquiétudes.

Au-delà de ses répercussions sur les travailleurs et les sous-traitants, cette interruption pourrait affecter les recettes publiques, ralentir les activités économiques dans la région de Kolwezi et perturber les chaînes d’approvisionnement en cuivre et en cobalt, deux minerais essentiels à la transition énergétique mondiale.

Le cuivre est un métal indispensable à la fabrication des réseaux électriques, des infrastructures industrielles et des véhicules électriques, tandis que le cobalt demeure une matière première stratégique dans la production des batteries rechargeables. Une interruption prolongée de la production de KCC pourrait ainsi avoir des répercussions sur les marchés internationaux, où la RDC occupe une place dominante dans la production mondiale de cobalt.

À ce stade, ni Kamoto Copper Company ni le groupe Glencore n’ont officiellement communiqué sur cette mesure. Les autorités fiscales n’ont pas encore précisé les modalités d’un éventuel règlement du contentieux ni les conditions qui permettraient la reprise des activités.

Cette affaire intervient dans un contexte où les autorités congolaises multiplient les actions visant à renforcer la mobilisation des recettes publiques et à exiger un strict respect des obligations fiscales par les entreprises opérant sur le territoire national, particulièrement dans le secteur minier, pilier de l’économie congolaise.

Les prochains échanges entre la DGI et Kamoto Copper Company seront déterminants pour l’issue de ce dossier, dont les conséquences pourraient dépasser les frontières de la RDC en raison du poids stratégique de KCC sur le marché mondial des minerais critiques.

REDACTION

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