
LUBUMBASHI – La circulation routière devient de plus en plus difficile dans la ville de Lubumbashi. Chaque matin et chaque fin de journée, les principaux axes de la capitale du Haut-Katanga sont pris d’assaut par des milliers de véhicules, de tricycles et de taxis-motos, provoquant d’importants embouteillages qui perturbent les activités quotidiennes des habitants.
Parmi les points les plus touchés figure le boulevard Chaussée Kasenga, où les automobilistes, motocyclistes et piétons sont régulièrement confrontés à de longues files d’attente.
Aux heures de pointe, les déplacements deviennent particulièrement pénibles, certains usagers mettant plusieurs dizaines de minutes, voire plus d’une heure, pour parcourir quelques kilomètres.Interrogé sur place, un habitant estime que cette situation est principalement due à la forte croissance démographique que connaît Lubumbashi, combinée à une augmentation constante du nombre de véhicules, de tricycles et de taxis-motos circulant sur un réseau routier qui n’a pas suffisamment évolué pour répondre à cette demande.
« La ville grandit rapidement, mais les routes restent les mêmes. Il faudrait ouvrir de nouvelles avenues, aménager des voies de dégagement et améliorer les infrastructures routières afin de fluidifier la circulation », a-t-il déclaré.Au-delà des désagréments causés aux usagers, ces embouteillages ont également des conséquences économiques importantes. Les retards répétés affectent les travailleurs, les élèves, les étudiants ainsi que les activités commerciales. Les transporteurs, quant à eux, sont confrontés à une hausse de leur consommation de carburant et à une usure accélérée de leurs véhicules.
La sécurité routière constitue également une préoccupation majeure. Pressés de satisfaire leurs clients et de multiplier les courses, certains conducteurs de taxis-motos prennent des risques considérables en effectuant des dépassements dangereux, en roulant à contre-sens ou en ignorant les règles du Code de la route. Ces comportements contribuent à l’augmentation des accidents, mettant en danger aussi bien les conducteurs que les passagers et les piétons.
Face à cette réalité, plusieurs habitants appellent les autorités provinciales et urbaines à adopter des mesures concrètes. Parmi les solutions évoquées figurent l’ouverture de nouvelles routes, la réhabilitation des voiries existantes, une meilleure régulation de la circulation par les services compétents, ainsi que le renforcement des campagnes de sensibilisation au respect du Code de la route.
Alors que Lubumbashi poursuit son expansion économique et démographique, de nombreux observateurs estiment qu’une politique ambitieuse de modernisation des infrastructures routières devient indispensable afin d’améliorer la mobilité urbaine, de réduire les accidents et d’offrir aux habitants un cadre de circulation plus fluide et plus sécurisé.
Par Pierre Baron Mujanayi Bilomba