Lubumbashi : les opérations de recouvrement de la DRH-KAT paralysent le transport urbain, les tarifs doublent sur plusieurs lignes

Lubumbashi, 16 juillet 2026 – Depuis près de deux semaines, la ville de Lubumbashi est confrontée à d’importantes perturbations dans le secteur du transport en commun. En cause, les opérations de recouvrement forcé menées par les agents de la Direction des recettes du Haut-Katanga (DRH-KAT), qui multiplient les contrôles sur les principaux axes routiers afin de contraindre les usagers de la route à régulariser leur situation fiscale et administrative.

Dès les premières heures de la matinée de ce jeudi 16 juillet, plusieurs équipes de la DRH-KAT étaient déjà déployées sur différents carrefours stratégiques de la capitale cuprifère. Des barrières de contrôle ont été installées sur plusieurs artères, où les agents procèdent à la vérification des documents obligatoires des véhicules, ciblant particulièrement les conducteurs en infraction.

Cette opération a eu un impact immédiat sur la circulation. De nombreux chauffeurs de taxis, taxis-bus et autres véhicules de transport en commun ont préféré suspendre leurs activités ou éviter certains itinéraires par crainte d’être interpellés, ce qui a considérablement réduit le nombre de véhicules disponibles dans la ville.Face à cette rareté des moyens de transport, les habitants de Lubumbashi ont été contraints de patienter de longues minutes aux arrêts de bus, tandis que d’autres ont dû parcourir plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre leurs lieux de travail ou leurs différentes destinations.

La diminution de l’offre de transport a également entraîné une flambée des prix. Sur plusieurs lignes, les tarifs ont sensiblement augmenté. C’est notamment le cas de l’axe Ville–Eureka, où le coût de la course est passé de 500 francs congolais à 1 000 francs congolais, soit une hausse de 100 %. Une situation qui pèse lourdement sur les ménages, déjà confrontés à la hausse du coût de la vie.Si les autorités provinciales justifient ces opérations par la nécessité de renforcer la mobilisation des recettes publiques et d’amener les transporteurs à se conformer aux obligations légales, plusieurs usagers dénoncent toutefois les conséquences de ces contrôles sur la mobilité urbaine et sur leur pouvoir d’achat.

De leur côté, certains conducteurs estiment que les opérations de contrôle, bien que légitimes, gagneraient à être mieux organisées afin d’éviter de désorganiser le transport public et de pénaliser indirectement la population.

Alors que les opérations de la DRH-KAT se poursuivent dans plusieurs communes de Lubumbashi, de nombreux habitants espèrent qu’un équilibre pourra être trouvé entre les impératifs de recouvrement des recettes publiques et la nécessité de garantir une circulation fluide ainsi qu’un accès abordable aux transports en commun.

redaction

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