
Kinshasa, RDC – La Coalition Article 64 (C64), regroupant plusieurs figures majeures de l’opposition congolaise, a officiellement confirmé le maintien de sa marche pacifique prévue le mercredi 22 juillet à Kinshasa. Cette mobilisation, qui avait été initialement programmée pour le 8 juillet avant d’être reportée, se tiendra finalement avec comme point de chute le Palais de la Nation, où les organisateurs prévoient un sit-in et la remise d’un mémorandum au Président de la République.



Dans une correspondance adressée au gouverneur de la ville-province de Kinshasa, les responsables de la coalition ont notifié la tenue de cette manifestation conformément aux dispositions légales encadrant les rassemblements publics. Le rendez-vous est fixé à 9 heures, avec pour objectif affiché de porter les revendications de la coalition auprès des plus hautes autorités du pays.La C64 rassemble plusieurs personnalités influentes de l’opposition politique congolaise, parmi lesquelles Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga.
Ensemble, ces leaders affirment vouloir défendre les principes démocratiques et le respect strict de la Constitution de la République démocratique du Congo.Selon les organisateurs, cette mobilisation s’inscrit dans le cadre de l’article 64 de la Constitution, qui stipule que tout Congolais a le devoir de faire échec à toute personne ou groupe de personnes qui exercerait le pouvoir en violation des dispositions constitutionnelles.
La coalition estime que son action est une démarche citoyenne et pacifique visant à préserver l’ordre constitutionnel.Le report de la marche, initialement annoncée pour le 8 juillet, était intervenu après l’invitation adressée aux responsables de la coalition par le président burundais Évariste Ndayishimiye, alors président en exercice de l’Union africaine.
Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des consultations sur la crise politique et institutionnelle que traverse la République démocratique du Congo. À l’issue de ces échanges, la coalition a décidé de maintenir sa manifestation, estimant que les préoccupations soulevées demeurent d’actualité.
Cette annonce intervient dans un contexte politique particulièrement sensible. Depuis plusieurs mois, le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution alimente les discussions sur la scène politique congolaise.
Plusieurs partis de l’opposition craignent qu’une telle réforme puisse remettre en cause les dispositions limitant le nombre de mandats présidentiels, tandis que les autorités soutiennent que toute éventuelle révision devrait respecter les procédures prévues par la loi fondamentale.
À quelques jours de cette mobilisation, les regards restent tournés vers les autorités de Kinshasa, chargées d’encadrer cette manifestation, ainsi que vers les organisateurs qui réaffirment leur volonté de voir cette marche se dérouler dans un climat pacifique, responsable et conforme aux lois de la République.
La marche du 22 juillet pourrait ainsi constituer un nouveau moment important de la vie politique congolaise, dans un contexte où les questions liées à la gouvernance, à la démocratie et au respect de la Constitution demeurent au cœur du débat national.
Joseph Malaba