
Le gouvernement de la République démocratique du Congo tente de clarifier le débat autour de la Constitution et du dialogue national annoncé par le Chef de l’État Félix Tshisekedi.
Lors d’un briefing de presse organisé ce vendredi à Kinshasa, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a affirmé qu’aucune initiative de révision constitutionnelle n’a été examinée au sein du Conseil des ministres, tout en reconnaissant que la question mérite une réflexion nationale au regard des évolutions du pays depuis l’adoption du texte fondamental.
« Au gouvernement, on n’a jamais parlé de la question de la Constitution. Ça n’a jamais été à l’ordre du jour du Conseil des ministres », a déclaré Patrick Muyaya, mettant ainsi fin aux spéculations sur une éventuelle démarche déjà engagée par l’exécutif.Cependant, le porte-parole du gouvernement estime que le débat sur l’évolution de la Constitution demeure pertinent après près de vingt ans d’application.
Selon lui, les réalités politiques, sociales et institutionnelles de la RDC ont connu d’importantes transformations qui peuvent justifier une réflexion sur certains ajustements.« Il y a plein de choses qui doivent être réajustées 20 ans après la publication de cette Constitution », a-t-il expliqué, rappelant que toute réflexion sur ce sujet doit s’inscrire dans un cadre démocratique et impliquant les différentes forces vives de la nation.
Un dialogue national pour renforcer l’unité des Congolais
Concernant le dialogue national annoncé par le Président Félix Tshisekedi, Patrick Muyaya a insisté sur la volonté du Chef de l’État de créer un espace d’échanges entre Congolais afin de faire face aux défis qui touchent la République démocratique du Congo.
Pour le gouvernement, cette concertation doit permettre de réunir les différentes sensibilités nationales autour des questions essentielles liées à la paix, à la stabilité, à la gouvernance et au développement du pays.Le ministre de la Communication et Médias a indiqué que les discussions avec plusieurs composantes de la société, notamment les chefs des confessions religieuses, devront contribuer à identifier les réponses adaptées aux préoccupations des citoyens.
« L’enjeu est de savoir comment les Congolais de partout dans le monde peuvent se mobiliser d’une seule voix », a-t-il souligné, appelant à une convergence des efforts pour défendre les intérêts supérieurs de la nation.
La souveraineté nationale au cœur des discussions
Abordant la situation sécuritaire dans l’Est du pays, Patrick Muyaya a rappelé que le dialogue national devra également tenir compte du contexte d’agression dont la RDC se dit victime.
Il a insisté sur le fait que cette initiative doit rassembler les Congolais engagés pour la défense de la souveraineté nationale, tout en excluant ceux qui seraient impliqués dans des actions favorisant l’instabilité du pays.« Le dialogue doit se tenir entre Congolais, mais des Congolais qui sont en mesure de dénoncer l’agression.
Nous avons constaté qu’il y a des Congolais qui sont complices de l’agression », a-t-il déclaré.Une démarche tournée vers la cohésion nationaleÀ travers ces clarifications, le gouvernement veut inscrire le débat actuel dans une dynamique de responsabilité et de rassemblement.
Entre réflexion institutionnelle, recherche de paix et consolidation de l’unité nationale, l’exécutif entend faire du dialogue annoncé un cadre permettant aux Congolais de réfléchir ensemble sur l’avenir du pays.La suite du processus devrait préciser les contours, les participants et les mécanismes de cette concertation nationale voulue par Félix Tshisekedi, dans un contexte marqué par de nombreux défis politiques, sécuritaires et socio-économiques.
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