
Kinshasa, 24 juillet 2026 – Le président national de l’association des Jeunes visionnaires du Congo (AJVC), Paulin Ilunga, s’est prononcé sur deux des principaux sujets qui animent actuellement le débat politique en République démocratique du Congo : le dialogue politique annoncé et le projet de révision de la Constitution.

Dans une interview accordée à AlerteNews ce vendredi à Kinshasa, il a exprimé son soutien aux réformes institutionnelles tout en traçant une ligne rouge concernant la participation des groupes armés aux futures discussions.
Pour Paulin Ilunga, la tenue d’un dialogue politique demeure une nécessité afin de consolider la paix, renforcer l’unité nationale et permettre aux différentes forces politiques et sociales de dégager un consensus sur les grandes questions qui préoccupent la nation. Il estime que, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, économiques et institutionnels, le dialogue représente un instrument indispensable pour préserver la stabilité du pays.Cependant, le leader de l’AJVC se montre catégorique sur la composition de ce dialogue.
Il rejette fermement toute participation des groupes armés qu’il accuse d’avoir semé la mort et la désolation dans plusieurs régions du pays.> « Ceux qui ont pris les armes contre la République et qui ont du sang des Congolais sur les mains ne doivent pas être associés aux discussions politiques », a-t-il déclaré.
Selon lui, accorder une place aux mouvements armés reviendrait à banaliser les souffrances des populations victimes des violences et à envoyer un mauvais signal à ceux qui continuent de défendre la République dans le respect des institutions.
Dans une déclaration particulièrement ferme, Paulin Ilunga a affirmé qu’il n’hésiterait pas à quitter l’Union sacrée de la Nation si les groupes armés étaient invités à participer au dialogue politique.> « Si ces groupes armés sont conviés au dialogue, je quitterai l’Union sacrée pour rejoindre l’opposition », a-t-il prévenu.Cette position traduit, selon lui, son attachement à la souveraineté nationale, au respect des victimes des conflits et à la lutte contre l’impunité.
Sur le dossier de la révision de la Constitution, Paulin Ilunga s’est également montré favorable à une réforme de la loi fondamentale. Il considère que la Constitution actuelle présente plusieurs limites qui freinent le développement du pays et le bon fonctionnement des institutions.
À ses yeux, une adaptation de certaines dispositions constitutionnelles permettrait de mieux répondre aux réalités politiques, économiques et sociales de la République démocratique du Congo. Il estime que cette réforme devrait être menée dans un cadre démocratique, transparent et inclusif, en privilégiant l’intérêt supérieur de la Nation.
Le président national de l’AJVC insiste néanmoins sur le fait que toute réforme institutionnelle doit être guidée par la volonté de renforcer l’État, améliorer la gouvernance et favoriser le développement durable, plutôt que par des intérêts politiques particuliers.
À travers cette sortie médiatique, Paulin Ilunga réaffirme son engagement en faveur des réformes institutionnelles, tout en défendant un dialogue politique qu’il souhaite responsable, patriotique et respectueux de la mémoire des victimes des conflits armés.
Son intervention intervient au moment où les discussions autour de la révision de la Constitution et de l’organisation d’un dialogue national continuent d’alimenter les débats au sein de la classe politique congolaise.
Par Marie Christophe Kabunda Luaba – AlerteNews