
Bunia, 25 juillet 2026 – La riposte sanitaire fait face à une nouvelle zone de turbulence dans la province de l’Ituri. Ce samedi 25 juillet, les personnels de santé engagés dans la lutte contre l’épidémie ont déclenché un nouveau mouvement de grève pour dénoncer plusieurs mois d’arriérés de salaires, paralysant une partie des activités de prise en charge des malades.

Dans plusieurs structures sanitaires mobilisées pour répondre à l’épidémie, les agents ont déserté leurs postes, laissant de nombreux patients sans assistance médicale. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein de la population, alors que les autorités sanitaires poursuivent leurs efforts pour contenir la propagation de la maladie.
Les grévistes affirment que malgré les nombreuses promesses des autorités et des partenaires impliqués dans la riposte, leurs rémunérations restent impayées depuis plusieurs mois. Ils estiment que leurs revendications sont légitimes au regard des risques auxquels ils sont quotidiennement exposés dans l’exercice de leur mission.«
Nous travaillons dans des conditions difficiles, en première ligne face à l’épidémie, mais nous sommes abandonnés. Nous réclamons simplement le paiement de nos salaires », ont indiqué certains agents en grève.Cette cessation de travail risque d’affecter sérieusement les opérations de surveillance, de dépistage, de traitement et de sensibilisation menées dans les zones touchées.
Les spécialistes redoutent qu’un ralentissement de la riposte favorise une recrudescence des cas et complique davantage le contrôle de l’épidémie.Face à cette situation, les personnels de santé exigent une intervention urgente du gouvernement afin de régulariser leur situation salariale.
Ils conditionnent leur retour au travail au paiement effectif de leurs arriérés.En attendant une issue à cette crise sociale, les patients et leurs familles demeurent les premières victimes de cette paralysie, tandis que la riposte sanitaire se retrouve fragilisée à un moment où la mobilisation de tous les acteurs demeure indispensable pour faire face à l’épidémie.
REDACTION