
La justice russe a ordonné la confiscation de 123 biens immobiliers appartenant aux Témoins de Jéhovah, une nouvelle décision qui s’inscrit dans la politique de répression menée contre ce mouvement religieux depuis son interdiction en Russie en 2017. Les propriétés saisies seront désormais transférées au patrimoine de la Fédération de Russie.

Selon les informations disponibles, les biens concernés comprennent 63 bâtiments – résidentiels, administratifs ou commerciaux – ainsi que 60 terrains répartis dans plusieurs régions du pays. La majorité de ces infrastructures étaient utilisées comme Salles du Royaume, les lieux de culte des Témoins de Jéhovah, ou comme centres administratifs destinés à leurs activités religieuses.

Cette décision intervient près de neuf ans après le jugement historique de la Cour suprême russe, qui avait classé les Témoins de Jéhovah parmi les « organisations extrémistes », entraînant la dissolution de toutes leurs structures juridiques sur le territoire russe et l’interdiction de leurs activités.
Depuis cette interdiction, les autorités russes ont multiplié les poursuites contre les membres de cette communauté religieuse. Des centaines de fidèles ont fait l’objet de perquisitions, d’arrestations et de procès, tandis que plusieurs ont été condamnés à des peines d’emprisonnement pour avoir poursuivi leurs activités de culte.
Moscou affirme que ces mesures relèvent de sa politique de lutte contre l’extrémisme et visent à faire respecter la législation nationale.Les Témoins de Jéhovah, quant à eux, contestent ces accusations et soutiennent que leur mouvement est exclusivement pacifique.
Ils dénoncent une criminalisation de leur pratique religieuse et affirment que leurs activités sont fondées sur la prédication et le culte, sans recours à la violence.Cette nouvelle vague de confiscations suscite de nouvelles critiques de la part de plusieurs organisations internationales de défense des droits humains.
Ces dernières estiment que les mesures prises par les autorités russes constituent une atteinte à la liberté de religion et de croyance, garantie par plusieurs conventions internationales.
Elles appellent régulièrement Moscou à mettre fin aux poursuites contre les Témoins de Jéhovah, à respecter les libertés fondamentales et à protéger le droit de chacun de pratiquer sa religion sans crainte de représailles.
La confiscation de ces 123 biens marque ainsi une nouvelle étape dans le bras de fer entre les autorités russes et cette communauté religieuse, un dossier qui continue d’alimenter les préoccupations des défenseurs des droits humains sur la situation des libertés religieuses en Russie.
REDACTION