Maniema : à Kayuyu, l’unique antenne Vodacom en panne prive les habitants de téléphone et d’internet depuis un mois

KINDU – À Kayuyu, localité située à environ 109 kilomètres de Kindu, dans la province du Maniema, la population vit depuis près d’un mois sans téléphone ni connexion internet. À l’origine de cette situation : la panne de l’unique antenne de télécommunication de l’opérateur Vodacom desservant cette partie du territoire.

Cette coupure prolongée suscite une vive inquiétude au sein de la communauté. Le chef de secteur de Wakabango 2 alerte sur les conséquences de cette absence de réseau, qui touche désormais plusieurs secteurs de la vie quotidienne, notamment l’économie, l’éducation, les échanges sociaux et la sécurité.

Une population coupée du reste du pays

Pour les habitants de Kayuyu, l’absence de réseau téléphonique représente bien plus qu’un simple problème de communication. Depuis la panne de l’antenne, joindre un proche, recevoir un appel important ou transmettre rapidement une information est devenu quasiment impossible.

Dans une zone rurale où le téléphone mobile constitue le principal moyen de communication avec les centres urbains, cette interruption isole davantage les habitants et complique leurs échanges avec Kindu et d’autres localités.

La situation affecte également les activités commerciales. Les opérateurs économiques, commerçants et autres usagers qui dépendent des communications téléphoniques pour leurs transactions sont confrontés à des difficultés supplémentaires.

Le paiement des salaires des enseignants également perturbé

L’un des impacts les plus préoccupants concerne le secteur de l’éducation. L’absence de réseau complique notamment le paiement des salaires des enseignants utilisant le service mobile M-Pesa.

Dans ces zones où les services bancaires classiques sont peu accessibles, les solutions de monnaie électronique jouent un rôle essentiel dans le versement et la réception des revenus. La panne de l’antenne prive ainsi certains enseignants d’un moyen pratique d’accéder à leur rémunération.

Cette situation risque d’accentuer les difficultés auxquelles sont déjà confrontés les agents publics et les communautés rurales, particulièrement lorsque les déplacements vers les centres disposant d’un réseau deviennent nécessaires.

Des inquiétudes sur le plan sécuritaire

Au-delà des conséquences économiques et sociales, le chef de secteur de Wakabango 2 tire également la sonnette d’alarme sur les enjeux sécuritaires.

En cas d’incident, d’accident, de menace ou de toute autre situation nécessitant une intervention rapide, l’absence de communication téléphonique peut considérablement retarder l’alerte et la réaction des autorités ou des services compétents.

Dans une région où les distances entre les localités sont importantes, le téléphone constitue souvent un outil indispensable pour transmettre rapidement une information et coordonner une intervention.

Un appel à une intervention urgente

Face à cette situation qui perdure depuis plusieurs semaines, les autorités locales et la population souhaitent une intervention rapide afin de rétablir les services de télécommunication à Kayuyu.

La remise en fonctionnement de l’antenne apparaît désormais comme une nécessité pour permettre aux habitants de retrouver leurs moyens de communication, faciliter les activités économiques et administratives, mais aussi garantir de meilleures conditions de sécurité.

Pour la population de Kayuyu, chaque jour supplémentaire sans réseau accentue l’isolement de la localité et complique davantage la vie quotidienne.

Les habitants espèrent donc une réaction rapide de l’opérateur concerné et des autorités compétentes afin que Kayuyu puisse retrouver, dans les meilleurs délais, l’accès au téléphone et à internet.

REDACTION

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