Haut-Katanga : face aux images de violences à la COMIKA, le ministre provincial des Mines convoque une réunion d’urgence et promet des sanctions exemplaires

Lubumbashi, 28 août 2026 — Le ministre provincial des Mines du Haut-Katanga hausse le ton après la diffusion d’images jugées révoltantes dans la concession de COMIKA SAS. Face à la gravité de la situation, il a présidé une séance de travail d’urgence avec les membres de son cabinet ministériel afin d’examiner les faits et de déterminer les responsabilités.

S’inscrivant dans la dynamique de l’État de droit prônée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, et défendue au niveau provincial par le gouverneur Martin Kazembe Shula, le ministre des Mines affiche une position de fermeté et réaffirme la volonté des autorités de ne tolérer aucune atteinte aux droits humains dans le secteur minier.

« Tolérance zéro » face aux violations des droits humains

« L’instauration de l’État de droit prôné par le Président Félix Tshisekedi et défendu en province par le Gouverneur Martin Kazembe est notre boussole », a déclaré le ministre provincial des Mines.

Pour lui, les images provenant de la concession de COMIKA SAS nécessitent une réaction rapide des autorités. C’est dans ce contexte qu’il a réuni son cabinet pour une séance de travail d’urgence destinée à faire le point sur la situation et à envisager les mesures appropriées.

Le ministre entend notamment s’assurer que les faits soient documentés et que les responsabilités puissent être établies sur la base d’éléments vérifiés, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Des responsabilités qui devront être établies

Le ministre provincial des Mines prévient que les éventuels responsables devront répondre de leurs actes.

« Les responsabilités seront établies de manière exemplaire », a-t-il affirmé, affichant ainsi la détermination de son ministère à donner une suite aux faits dénoncés.

Cette prise de position intervient alors que le secteur minier du Haut-Katanga demeure au cœur de nombreux enjeux économiques, sociaux et sécuritaires. Pour les autorités, le développement de cette industrie doit impérativement s’accompagner du respect des lois, des normes et des droits fondamentaux.

Le secteur minier appelé au respect des normes

À travers cette intervention, le ministre provincial des Mines rappelle également que les opérateurs miniers exerçant dans la province sont tenus de respecter les obligations légales qui encadrent leurs activités.

« Les violations des droits humains n’ont pas leur place dans notre province », a-t-il martelé.

Cette déclaration traduit la volonté affichée du ministère provincial des Mines de renforcer la vigilance autour des activités minières et de réagir face à tout comportement susceptible de porter atteinte à l’intégrité ou aux droits des personnes.

La séance de travail présidée par le ministre devrait permettre de dégager les premières orientations sur la conduite à tenir et sur les éventuelles mesures à prendre après l’examen des faits.

Les autorités provinciales restent ainsi attendues sur les conclusions de cette démarche, notamment sur l’identification des personnes impliquées et les suites qui seront réservées à cette affaire.

JOSEPH MALABA

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