Kasumbalesa : Jean-Luc Kayamba exige la protection de la veuve de Thomas Muya et appelle la justice militaire à établir les responsabilités

Kasumbalesa — Le président du Conseil urbain de la Jeunesse de Kasumbalesa, Jean-Luc Kayamba, hausse le ton après l’agression dont aurait été victime la veuve et ancienne épouse du regretté jeune opérateur économique Thomas Muya. Dans une déclaration, il appelle les autorités locales et provinciales à intervenir urgemment afin d’assurer la sécurité de la victime et de faire toute la lumière sur les circonstances de cette affaire.

Jean-Luc Kayamba condamne avec fermeté les violences qui auraient été infligées à cette femme dans un contexte de différend familial. Pour lui, aucun conflit, quelles que soient sa nature et son origine, ne peut justifier le recours à la violence physique.

«« Aucune circonstance, absolument aucune, ne peut justifier l’agression violente dont cette femme a été victime », affirme-t-il, appelant au respect de la dignité humaine et de l’État de droit.»

Le président du Conseil urbain de la Jeunesse se dit particulièrement préoccupé par le fait que l’incident se serait produit en présence d’agents de la Police nationale congolaise, pourtant chargés de maintenir l’ordre et d’assurer la protection des citoyens.

Selon lui, la présence des forces de l’ordre dans une telle situation devait notamment permettre d’empêcher la poursuite des violences, de sécuriser la victime et de rétablir rapidement le calme.

« Il est inadmissible que des éléments de la Police restent témoins d’une telle violence sans assurer efficacement la protection de la victime et le rétablissement de l’ordre », déplore Jean-Luc Kayamba.

Appel à une enquête et à des sanctions

Face à cette situation, le responsable de la jeunesse de Kasumbalesa sollicite l’intervention des autorités judiciaires compétentes. Il demande particulièrement à la justice militaire de se saisir de l’affaire afin de déterminer les responsabilités et d’examiner le comportement des agents présents lors des faits.

Jean-Luc Kayamba souhaite notamment que toute éventuelle légèreté, négligence ou défaillance dans l’exercice des fonctions des agents concernés soit établie et, le cas échéant, sanctionnée conformément à la loi.

Pour lui, l’objectif ne doit pas seulement être de régler un différend familial, mais également de garantir que les droits de la victime soient respectés et que les institutions chargées de la sécurité assument pleinement leurs responsabilités.

« La loi doit protéger la victime »

Le président du Conseil urbain de la Jeunesse insiste sur le caractère intolérable des violences faites aux femmes, quelles que soient les circonstances dans lesquelles elles surviennent.

« Aucune famille, aucune relation et aucun conflit ne donnent le droit de s’en prendre physiquement à une femme. La loi doit protéger la victime et sanctionner les responsables », soutient-il.

Jean-Luc Kayamba appelle ainsi les autorités à ne pas laisser cette affaire sans suite. Il estime que le silence ou l’inaction face à de tels actes risquent de favoriser la répétition des violences.

Dans son plaidoyer, il réclame donc une intervention rapide des autorités locales, provinciales et judiciaires afin de garantir la sécurité de la veuve de Thomas Muya, d’établir les faits et de déterminer les responsabilités de toutes les personnes impliquées.

Cette prise de position intervient dans un contexte où la disparition du jeune opérateur économique Thomas Muya avait suscité une vive émotion à Kasumbalesa. Son entourage et plusieurs acteurs locaux continuent de réclamer que les circonstances entourant les différents événements liés à sa famille soient traitées dans le strict respect de la loi.

REDACTION

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