
Kinshasa — La Société nationale d’électricité (SNEL SA) entend poursuivre les actions engagées pour améliorer la desserte électrique dans la capitale congolaise. Son directeur général, Teddy Lwamba Muba, a apporté des précisions sur les difficultés qui affectent actuellement le réseau ainsi que sur les différentes mesures mises en œuvre pour accroître progressivement l’offre disponible.

Une demande largement supérieure à l’offre
Selon les données communiquées par le directeur général de la SNEL, Kinshasa nécessite environ 1 200 mégawatts (MW) pour répondre à l’ensemble de ses besoins en électricité.
La capitale ne disposerait toutefois actuellement que d’environ 700 MW, alors que la production globale évoquée à partir du complexe d’Inga est estimée à près de 2 800 MW.
Cet écart entre les besoins de la capitale et la puissance effectivement disponible explique, en partie, les difficultés persistantes de desserte dans plusieurs zones de Kinshasa.
Plus de 180 MW récupérés sur le réseau
Pour répondre à cette situation, la SNEL mise notamment sur l’optimisation des capacités existantes. Les opérations d’assainissement du réseau de distribution auraient déjà permis de récupérer plus de 180 MW.

Ces interventions visent notamment à améliorer les performances du réseau, réduire certaines pertes et permettre une meilleure utilisation de l’énergie disponible.
Pour la direction générale de la SNEL, cette récupération constitue un gain important dans un contexte où la demande demeure supérieure aux capacités actuellement mobilisables.
135 MW supplémentaires attendus
À ces capacités récupérées devrait s’ajouter la contribution attendue de la centrale flottante, dont la puissance annoncée est de 135 MW.
Cette nouvelle capacité doit permettre d’accroître l’offre disponible et, par conséquent, de contribuer à l’amélioration de la desserte dans différents quartiers de Kinshasa.
La SNEL présente cette perspective comme l’un des éléments d’une stratégie plus large visant à répondre progressivement à la croissance de la demande énergétique de la capitale.
Un chantier qui dépasse la seule production
Les difficultés de la desserte électrique ne tiennent toutefois pas uniquement à la quantité d’électricité produite. Elles concernent également les infrastructures de transport et de distribution, ainsi que la capacité du réseau à acheminer l’énergie jusqu’aux consommateurs.
C’est dans cette logique que la SNEL poursuit l’assainissement de son réseau, parallèlement aux efforts destinés à accroître les capacités disponibles.
L’objectif affiché est de parvenir à une meilleure adéquation entre l’électricité produite, la puissance transportée et les besoins réels des ménages, des entreprises et des services publics.
Une amélioration qui se veut progressive
Avec une demande estimée à 1 200 MW, contre environ 700 MW actuellement disponibles, le déficit demeure important. Les 180 MW récupérés grâce aux travaux sur le réseau et les 135 MW attendus de la centrale flottante devraient néanmoins apporter des capacités supplémentaires.
Pour Teddy Lwamba Muba, l’amélioration de la desserte passe ainsi par un travail progressif combinant solutions techniques, optimisation du réseau, nouvelles capacités de production et investissements dans les infrastructures électriques.
À Kinshasa, où l’accès régulier à l’électricité demeure un enjeu majeur pour les ménages comme pour l’activité économique, la réussite de ces différentes interventions sera déterminante pour réduire durablement les perturbations de la desserte.
REDACTION