Kasumbalesa : « Déçu par Joseph Kabila », le porte-parole de l’Union sacrée Bruno Ntumba demeure confiant à l’engagement des forces loyalistes et du president Felix Tshisekedi

RDC – Politique | La création du Front pour la refondation de la nation (FRN), présenté comme un mouvement politico-militaire attribué à l’ancien président Joseph Kabila, suscite des réactions dans la classe politique congolaise. À Kasumbalesa, dans la province du Haut-Katanga, le porte-parole de l’Union sacrée de la nation exprime sa déception face à l’attitude de l’ancien chef de l’État et réaffirme son soutien au président Félix Tshisekedi ainsi qu’aux forces loyalistes.

Dans une interview accordée à Alertenews.cd ce samedi 17 octobre 2026, le porte-parole de l’Union sacrée de la nation à Kasumbalesa a exprimé son indignation face à la démarche attribuée à Joseph Kabila, qui a dirigé la République démocratique du Congo pendant dix-huit ans.

Pour ce responsable politique, le parcours de l’ancien président à la tête du pays aurait dû le conduire à privilégier la stabilité nationale, la consolidation de la paix et la préservation de l’unité du territoire congolais.

Il se dit ainsi déçu de voir un ancien chef de l’État associé à la création d’un mouvement politico-militaire dans un contexte où la RDC fait face à d’importants défis sécuritaires.

Dix-huit ans au pouvoir : une responsabilité historique

La réaction du porte-parole de l’Union sacrée met en lumière la question de la responsabilité des anciens dirigeants dans la préservation de la paix et de la stabilité institutionnelle.

À ses yeux, l’expérience acquise par Joseph Kabila au sommet de l’État devrait constituer un atout pour la République démocratique du Congo. Il estime qu’un ancien président, compte tenu de son expérience et des responsabilités qu’il a exercées, devrait contribuer à la recherche de solutions aux crises nationales.

Cette prise de position intervient dans un climat politique marqué par des divergences profondes sur les questions de sécurité, de gouvernance et d’avenir institutionnel du pays.

La création du Front pour la refondation de la nation soulève ainsi des interrogations sur ses objectifs, son organisation et ses éventuelles conséquences sur la situation politique et sécuritaire congolaise.

Pour le porte-parole de l’Union sacrée à Kasumbalesa, cette évolution constitue un motif supplémentaire de préoccupation.

Félix Tshisekedi et les forces loyalistes, un espoir pour la majorité présidentielle

Malgré ses inquiétudes, le responsable politique se dit confiant quant à la capacité du président Félix Tshisekedi et des forces loyalistes à faire face aux menaces pesant sur le pays.

Il réaffirme son soutien au chef de l’État et aux forces de défense et de sécurité engagées dans la protection de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.

Pour lui, la défense de la souveraineté nationale nécessite une mobilisation autour des institutions de la République, ainsi qu’un engagement collectif en faveur de la paix et de l’unité nationale.

Cette déclaration traduit la volonté de l’Union sacrée, à Kasumbalesa, de maintenir son soutien politique au président Félix Tshisekedi face aux défis sécuritaires auxquels le pays est confronté.

Le porte-parole se montre ainsi optimiste quant à l’issue de cette situation, exprimant sa confiance dans la détermination du chef de l’État et des forces loyalistes à mettre en échec les adversaires de la République.

Kasumbalesa, un écho local aux tensions nationales

Ville frontalière stratégique du Haut-Katanga, Kasumbalesa constitue un carrefour commercial majeur pour la République démocratique du Congo. Les évolutions politiques et sécuritaires nationales y suscitent une attention particulière, notamment en raison des enjeux liés à la stabilité du pays et à la continuité des échanges économiques.

La déclaration du porte-parole de l’Union sacrée témoigne de la résonance locale des tensions politiques nationales. Elle met également en évidence les divergences d’appréciation autour du rôle des anciens dirigeants et de leur responsabilité dans la recherche de solutions aux crises que traverse le pays.

Dans ce contexte, le responsable politique appelle, à travers sa prise de position, à maintenir la confiance dans les institutions et dans les forces engagées pour défendre le territoire national.

Un message politique sans ambiguïté

Au terme de son intervention, le porte-parole de l’Union sacrée de la nation à Kasumbalesa maintient sa position : il exprime sa déception face à l’attitude attribuée à Joseph Kabila, tout en réaffirmant sa confiance dans le président Félix Tshisekedi et les forces loyalistes.

Sa déclaration s’inscrit dans un débat politique plus large sur la responsabilité des dirigeants, la souveraineté nationale et les moyens de préserver la paix en République démocratique du Congo.

Les circonstances précises de la création du FRN et les positions officielles de ses initiateurs restent toutefois des éléments importants à documenter pour éclairer davantage les enjeux de cette nouvelle séquence politique.

Rédaction : Alertenews.cd
Contact : +243 995 558 556

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