
Kinshasa, 13 juillet 2026 – L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, a comparu ce lundi devant la Cour de cassation dans le cadre de l’affaire liée au Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).

Poursuivi pour tentative de détournement de deniers publics, l’ancien membre du gouvernement a fait face à une première audience dominée par des échanges procéduraux entre la défense et la haute juridiction.Dès la reprise des débats, après une courte suspension de séance, les avocats de Constant Mutamba ont soulevé une exception portant sur la régularité de la procédure ayant conduit à la comparution de leur client.
Conduit par le bâtonnier du barreau du Haut-Katanga, Me Jean-Paul Kitenge, le collectif de défense a remis en cause la validité de la citation à comparaître.Selon les avocats, il est indispensable de vérifier que toutes les exigences légales ont été respectées avant d’engager l’examen du fond de l’affaire.
« Nous voulons vérifier la régularité de la procédure. Nous ne sommes pas sûrs que notre client ait été régulièrement cité », a déclaré l’un des membres de la défense devant la Cour.Le collectif a également indiqué avoir demandé une comparution « à titre conservatoire », estimant qu’une telle démarche visait à préserver les droits et les intérêts de Constant Mutamba durant cette phase de la procédure.
Cette requête n’a toutefois pas été retenue par les juges de la Cour de cassation, qui ont décidé de poursuivre l’audience.Malgré ces contestations, les différentes parties ont officiellement acté leur comparution devant la haute juridiction, ouvrant ainsi une nouvelle étape dans cette procédure judiciaire particulièrement suivie par l’opinion publique.
Cette affaire, qui concerne la gestion des fonds du FRIVAO, est considérée comme l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles de ces derniers mois en République démocratique du Congo. Les prochaines audiences devraient permettre à la Cour d’examiner les questions de procédure avant d’aborder, le cas échéant, le fond des accusations portées contre l’ancien ministre de la Justice.
L’évolution de ce procès sera suivie de près, tant par les acteurs judiciaires que par la classe politique et la société civile, au regard de ses implications sur la gouvernance, la gestion des finances publiques et la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo.
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