RDC : le ministère de l’Économie rappelle l’interdiction du cumul entre commerce de gros et de détail

Kinshasa, 20 août 2026 — Le ministère de l’Économie nationale durcit le ton sur le respect des règles qui encadrent les activités commerciales en République démocratique du Congo. Dans un avis rendu public ce jeudi, le ministère rappelle aux opérateurs économiques l’interdiction de cumuler, dans certaines conditions, les activités de commerce de gros et de commerce de détail.

Selon cette mise au point, un même opérateur économique ou une même entreprise ne peut pas se prévaloir simultanément du statut de grossiste et de celui de détaillant, conformément aux dispositions réglementaires applicables au secteur commercial.

Le commerce de gros ne doit pas concurrencer directement le détail

Le ministère de l’Économie précise qu’un opérateur engagé dans le commerce de gros ne peut, lorsque la réglementation l’interdit, écouler directement ses marchandises auprès des consommateurs finaux sur le marché de détail.

Cette distinction entre les deux niveaux de commercialisation vise notamment à préserver l’équilibre de la chaîne de distribution. Les grossistes ont vocation à approvisionner les détaillants, tandis que ces derniers assurent la vente des produits directement aux consommateurs.

Pour le gouvernement, le non-respect de cette séparation est susceptible de créer une concurrence déséquilibrée, particulièrement au détriment des petits et moyens commerçants qui exercent légalement leurs activités dans le secteur du détail.

Des contrôles et des sanctions annoncés

Le ministère prévient que les pratiques contraires à la réglementation feront désormais l’objet d’une attention particulière. Des contrôles pourront être effectués auprès des opérateurs concernés et des sanctions pourront être appliquées conformément aux textes en vigueur.

Cette mesure s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la régulation du secteur commercial et de garantir des conditions de concurrence plus équitables entre les différents acteurs du marché.

Le ministère invite ainsi les opérateurs économiques à vérifier leur statut, la nature de leurs activités ainsi que les autorisations dont ils disposent afin de s’assurer de leur conformité avec la législation congolaise.

Le cas des opérateurs étrangers

Dans son rappel, le ministère de l’Économie nationale revient également sur les conditions d’exercice de certaines activités de commerce de détail par les opérateurs étrangers.

Il précise que certaines catégories d’activités peuvent leur être accessibles, sous réserve du respect des conditions prévues dans le cadre du dispositif d’Avis de Non-Objection (ANO).

Les opérateurs concernés sont donc invités à consulter les dispositions officielles relatives à leur secteur d’activité avant de se lancer ou de poursuivre leurs opérations commerciales.

Un message aux acteurs du secteur privé

À travers cette mise au point, le ministère de l’Économie nationale entend surtout renforcer la connaissance et l’application des règles commerciales par les opérateurs présents sur le marché congolais.

Au-delà de la question du statut de grossiste ou de détaillant, les autorités veulent ainsi promouvoir un environnement commercial dans lequel chaque acteur évolue dans les limites de son cadre légal.

Le respect de ces règles devrait, selon le ministère, contribuer à protéger les petits commerçants, prévenir les pratiques susceptibles de fausser la concurrence et améliorer l’organisation du marché intérieur.

Les opérateurs économiques sont, par conséquent, appelés à prendre connaissance des dispositions qui régissent leurs activités et à s’y conformer afin d’éviter d’éventuelles sanctions prévues par la réglementation.

Héritier Bin-Musayi, « Le Bulldozer

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *