
Dibaya est frappé par une disparition qui touche au cœur de son patrimoine coutumier. Le grand chef Mayaya, chef du groupement Kazadi, dans le village Mayaya, est décédé dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 octobre 2026, à la suite d’une courte maladie, selon des informations confirmées par ses proches. Sa disparition laisse derrière elle une communauté endeuillée et soulève la question de la transmission de l’autorité traditionnelle.
Le territoire de Dibaya, dans la province du Kasaï Central, pleure l’un de ses chefs coutumiers. Le grand chef Mayaya, figure de l’autorité traditionnelle au sein du groupement Kazadi, a rendu son dernier souffle dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 octobre 2026, selon les informations communiquées par sa famille proche.
D’après les premiers éléments rapportés par son entourage, le décès serait survenu à la suite d’une courte maladie apparue brusquement. Une disparition qui a pris de court les habitants du village Mayaya et des localités environnantes, où la nouvelle s’est rapidement propagée.
Au-delà de la douleur provoquée par cette perte, c’est une figure de la vie coutumière locale qui s’en va, laissant derrière elle un héritage dont la portée dépasse les limites de son groupement.
Un gardien des valeurs ancestrales s’en est allé
Dans les communautés traditionnelles, le chef coutumier occupe une place qui va bien au-delà de la représentation symbolique. Il est à la fois dépositaire de la mémoire collective, garant des usages ancestraux et interlocuteur privilégié dans la recherche de solutions aux différends qui traversent la communauté.
Le grand chef Mayaya incarnait cette dimension de l’autorité traditionnelle. Considéré comme l’une des figures respectées de la coutume luba dans le territoire de Dibaya, il aurait exercé ses responsabilités pendant plusieurs années, contribuant à la préservation des traditions et au maintien des liens sociaux entre les habitants de son groupement.
Son rôle ne se limitait pas à l’application des usages coutumiers. Comme de nombreux chefs traditionnels, son autorité morale constituait également un instrument de médiation, notamment dans les différends coutumiers et fonciers nécessitant le dialogue entre les parties concernées.
Dans une région où les chefferies et les groupements demeurent des espaces importants de régulation sociale, la disparition d’un responsable de cette stature représente une perte pour la communauté qu’il administrait.
À Dibaya, la consternation après l’annonce du décès
L’annonce de la mort du grand chef Mayaya a plongé le village Mayaya et ses environs dans la tristesse. Habitants, notables et membres de la communauté coutumière sont confrontés à la disparition d’un responsable qui occupait une place particulière dans la vie locale.
Cette disparition intervient dans un contexte où les autorités traditionnelles continuent de jouer un rôle essentiel dans la préservation de la cohésion communautaire, la transmission des valeurs ancestrales et la résolution de certains conflits de proximité.
Pour les habitants du groupement Kazadi, le deuil est aussi celui d’une mémoire collective. Avec le départ du chef, c’est une partie de l’histoire récente de la communauté qui se referme, même si les traditions qu’il a contribué à préserver sont appelées à se transmettre aux générations futures.
Les témoignages et les hommages qui pourraient être rendus dans les prochains jours permettront de mieux mesurer l’empreinte laissée par le défunt au sein de sa communauté.
La succession coutumière, une étape attendue
Au-delà de l’émotion suscitée par ce décès, la question de la succession à la tête du groupement Kazadi devrait se poser dans le respect des règles coutumières applicables.
La désignation ou la reconnaissance d’un successeur constitue généralement une étape importante pour assurer la continuité de l’autorité traditionnelle et préserver la stabilité de la communauté.
À ce stade, aucune information officielle n’a été communiquée concernant les dispositions relatives à la succession du grand chef Mayaya. Les éventuelles démarches devraient être précisées par les instances coutumières compétentes, en concertation avec les autorités concernées, conformément aux règles applicables.
Le calendrier des obsèques n’a pas non plus été officiellement annoncé par la famille régnante. Les précisions relatives aux cérémonies funéraires sont donc attendues dans les prochains jours.
Un héritage à préserver
La disparition du grand chef Mayaya rappelle la place qu’occupent les autorités traditionnelles dans la vie sociale et culturelle des communautés de la République démocratique du Congo.
Dans le territoire de Dibaya, son départ constitue un moment de recueillement, mais également une occasion de souligner l’importance de la transmission des traditions, de la préservation du patrimoine culturel et du dialogue entre les générations.
Si la disparition d’un chef coutumier marque la fin d’un parcours personnel, elle ne signifie pas nécessairement celle de l’héritage qu’il laisse à sa communauté. La continuité des valeurs ancestrales repose aussi sur la capacité des familles régnantes, des notables et des populations à préserver les usages qui fondent leur identité collective.
En attendant les annonces officielles relatives aux obsèques et à la succession coutumière, le territoire de Dibaya reste plongé dans le deuil.
Avec le décès du grand chef Mayaya, le groupement Kazadi perd son responsable coutumier, tandis que le village Mayaya et ses environs rendent hommage à une figure de leur histoire communautaire.
La rédaction présente ses condoléances les plus attristées à la famille biologique du défunt, à la famille régnante, aux notables, à l’ensemble du groupement Kazadi ainsi qu’à toute la population du territoire de Dibaya.
Par Gilbert KABONGO